Bio : faute d’adaptation, les importations augmenteront

AFP
Produits bio : répondre aux français et maintenir la france au troisième rang mondial en production agriculture bio.

Pour répondre à la forte demande des français, les producteurs bio devront augmenter leurs surfaces d'exploitation, au risque de voir une importation des produits bio étrangers.

13/12/2017 - 17:21

Les agriculteurs bio français vont devoir augmenter leurs surfaces et leurs rendements, sinon les importations de produits biologiques en France vont fortement progresser, indique une étude publiée mardi à quelques jours de la fin des Etats généraux de l'alimentation.

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« L’offre française semble peiner à répondre à une demande dynamique », ce qui est d’autant plus dommageable que les producteurs bio sont plutôt en meilleure santé que les non bio, souligne l’étude publiée par l’assureur-crédit français Coface. Dans ce contexte, « l’augmentation des rendements, via l’innovation et/ou l’extension des surfaces cultivées en bio est une question clé », ajoute l’étude.

La France est le troisième marché mondial du bio (5,9 milliards d’euros en 2015, soit 7% du marché total et Coface estime qu’il atteindra environ 8 milliards en 2017), derrière les Etats-Unis (40 milliards en 2015, soit plus de 40% du total) et l’Allemagne (11%) et juste devant la Chine, le Canada et les autres principales économies européennes.

« La consommation augmente plus vite que l’offre depuis 2016, les conversions se sont ralenties, et on a recommencé à importer, avec même des tensions sur certains approvisionnements » a déclaré Bruno de Moura Fernandes, économiste à la Coface auteur de l’étude avec Sarah N’Sonde, responsable des analyses sectorielles.

« La dynamique de la consommation est telle que la filière devra sans doute muter pour accroître ses rendements et son échelle de production. Sinon, elle sera contrainte de recourir encore plus aux produits importés » résume le texte.

L’étude de la Coface juge « inévitable » l’agrandissement des exploitations, « malgré la réticence d’une partie des acteurs craignant que la notion d’agriculture biologique ne soit dénaturée par une industrialisation excessive de la production ».


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