Un bilan marque par marque sur plus de 4.000 pulvérisateurs contrôlés

Sur le terrain
contrôle de pulvérisateur

Beaucoup d'appareils portés dans les cuma.

09/03/2018 - 06:30

L’activité Normandiag’Pulvé de Cuma Normandie Services a passé le cap des 4.000appareils contrôlés à la mi-2017. L’occasion pour son opérateur, Olivier Mauduit, de tirer un bilan sur le niveau de défauts des pulvérisateurs.

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En Normandie, les pulvérisateurs de cuma sont majoritairement attachés à des exploitations d’élevage. Le parc est proche de celui des éleveurs équipés individuellement: 2/3 de portés, et 18-19m de largeur moyenne de rampe. Les pulvérisateurs des cuma sont juste un peu plus jeunes: 16 ans de moyenne au lieu de 19. Olivier Mauduit, un des opérateurs de Normandiag’Pulvé, souligne: «Le pulvérisateur fait partie des matériels gardés longtemps car il coûte cher à renouveler.»

Ces appareils de cuma employés en élevage ne bénéficient pas de la même attention qu’en grande culture. Ils affichent le même niveau de défauts que ceux des exploitants éleveurs: 20% des pulvérisateurs présentent plus de 5 défauts, contre seulement 13% chez ceux des céréaliers. Aucun appareil de cuma ne passe la barre du zéro défaut, contre 13% en grande culture. Il y a donc des progrès à réaliser dans l’entretien, «notamment avec l’appel à des chauffeurs spécialisés», comme le suggère Olivier Mauduit.

Buse pulvérisateur

Plastique, acier ou céramique, la durée de vie n’est pas la même.

Buses en inox ou en céramique?

Les 4.000diagnostics montrent une nette différence de durée de vie des buses selon leur type. Les Teejet, dont l’insert est majoritairement en inox, dérivent en moyenne de plus de 4,5%. A l’opposé, les Nozal et Albuz, dotées majoritairement d’un insert en alumine frittée ou en céramique, ne sont qu’à 1,5 ou 2% au-dessus du débit nominal. «L’inox est très précis à l’état neuf mais subit ensuite une usure exponentielle, il faut surveiller ces buses», prévient Olivier Mauduit. Il précise toutefois pour relativiser ces chiffres qu’une buse reste acceptable jusqu’à 10% d’écart au contrôle technique.

Différences entre marques

Toutes les marques de pulvérisateurs ne se comportent pas de la même manière dans ces contrôles. On relève des différences qui peuvent traduire une plus ou moins grande aptitude à bien vieillir. Voici quelques exemples, en restant dans les marques présentes à plus de 10 exemplaires dans l’ensemble des tests:

  • imprécision faible de l’indicateur de pression: elle touche 33% des Evrard, contre 83% des Caruelle.
  • Faible courbure de la rampe: 12% des Blanchard, contre 60% des Tecnoma.
  • Mauvaise lisibilité de l’indicateur de pression: 2% des Hardi, contre 33% des Caruelle.
  • Lésions mineures aux soudures: 8% des Kuhn, contre 37% des Evrard.
  • Corrosion mineure du châssis: 1% des Hardi, contre 21% des Vicon.
  • Usure mineure des flexibles et canalisations: 3% des Berthoud, contre 20% des Tecnoma.
rampe de désherbage

Les petits appareils, comme cette rampe de désherbage, sont aussi concernés par le contrôle obligatoire.

Rappel: aujourd’hui, le contrôle obligatoire des pulvérisateurs concerne quasiment tous les matériels équipés d’une buse, sans restriction de largeur. Il a lieu tous les 5 ans, une périodicité qui passera à 3 ans à partir de 2020. Pour plus de détails, voir une note de synthèse officielle sur le contrôle et sur les risques encourus.

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