[En direct des semis] Ils combinent labour et TCS

Fourrages Sur le terrain
En dévers, la longueur du matériel tiré est une donnée qui complique la maîtrise du semis.

En dévers, la longueur du matériel tiré est une donnée qui complique la maîtrise du semis.

26/04/2017 - 19:43

De longue date, le travail du sol est une préoccupation des adhérents de la cuma qui s’était constituée notamment pour acheter une charrue. Les temps ont changé et la majorité des maïs se font en simplifié désormais. La majorité, mais pas tous, et pour servir la quinzaine d’adhérents, en avançant, les responsables veillent au maintien de la polyvalence.

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Le tracteur de la cuma des Rochers tire un combiné. Normal, au soleil d’avril, ont démarré les semis de maïs dans la région. Mais sans compter le rouleau packer à l’avant, l’ensemble est composé de trois outils: un semoir, une herse rotative et un fissurateur. Qui dit plus complet?

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Pour la régularité du résultat, l’agriculteur compte sur un semoir conçu pour que la graine ne tombe pas d’une trop grande hauteur. Il veille aussi à ne pas avancer trop vite. Vitesse maximale du chantier : 6 km/h.

Aux commandes, le président de la cuma, Jean-Pierre Gacel, est un agriculteur engagé dans la recherche d’une simplification de ses itinéraires: «Je sème mes maïs sans labour depuis 27 ans.» Grâce au matériel de la cuma, il a les moyens d’atteindre cet objectif. En 1982, celle-ci avait été créée, par quatre adhérents, pour le semis (charrue, travail du sol…) et la moisson. En 2017, ces activités sont toujours les préoccupations de la quinzaine d’adhérents. Et depuis 7ans, le fissurateur a intégré le parc, après «trois ans de discussions», se souvient le président qui a fini par convaincre le groupe. A l’heure actuelle, sur 150ha de maïs semés à la cuma, 80% se font sans labour.

La graine de la simplification a pris son temps pour germer

Pourtant, ce jour-là, Jean-Pierre Gacel semait dans un champ retourné, chez un adhérent pour lequel le labour demeure incontournable. De quoi mettre en avant la polyvalence de l’équipement. Il y a plus grand bénéfice à valoriser ce matériel en itinéraires simplifiés, note le président de cuma qui argumente: «Le sol est mieux nivelé, le tracteur plus stable sans labour», en plus, bien sûr, de l’économie d’un passage de charrue. Toutefois, même en reprise de labour, le fissurateur apporte un plus. «En passant en dessous, on casse la semelle de labour», détaille Jean-Pierre Gacel, en précisant qu’il est convenu que tous les semis de maïs se fassent avec le combiné ainsi monté afin de limiter les opérations d’attelage / dételage.

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Depuis qu’elle renforce au carbure les socs de son fissurateur, la cuma ne les a plus changés. Les dents de la herse rotative qu’elle a revendue récemment, elles aussi protégées au carbure, affichaient 1.000 heures de travail.

Pour sa part, l’agriculteur confie son rêve de parvenir à mettre en place le semis direct sous couvert permanent dans son système. Pas simple pour plusieurs raisons, par exemple: «en Bretagne, nous avons beaucoup de matière organique à incorporer dans les sols», explique Jean-Pierre Gacel. En outre, sur la route de la simplification des travaux préparatifs au semis, tout le monde dans un groupe n’est pas forcément au même niveau. La cuma les Rochers ne fait pas exception, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle avait fait ce choix d’un matériel relativement polyvalent.

 

Quelques repères

Investissement : La somme investie pour constituer ce combiné de trois outils représente environ 38.000€
Consommation : Dans cette parcelle, en reprise de labour, l’ordinateur de bord du 185 ch affichait une consommation de l’ordre de 15,6 l/ha. En passage direct, Jean-Pierre Gacel précise que la consommation augmente, le plus souvent un peu au-delà des 20 l/ha.
Tarif de l’intervention pour l’adhérent : 81 €/ha, comprenant le combiné, le tracteur et le chauffeur.

 

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