Merci d’aider le collectif

En région
Au pied du matériel, les cuma ont reçu une délégation du conseil régional breton, emmenée par Olivier Allain. C’était l’occasion de rappeler l’importance de soutenir l’intérêt collectif.

Au pied du matériel, les cuma ont reçu une délégation du conseil régional breton, emmenée par Olivier Allain. C’était l’occasion de rappeler l’importance de soutenir l’intérêt collectif.

31/03/2017 - 08:10

Un chiffre sur le dynamisme des cuma et leur volonté d’améliorer encore le service rendu: elles sont à l’origine de 80 dossiers PCAE reçus dans le cadre du premier appel à projets 2017 en Bretagne. Fin mars, conseil régional et réseau cuma entretenaient leur relation grâce à une visite sur le terrain.

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Quand le groupe va de l’avant, «il est pertinent». Ronan Le Bourhis, président de la fédération des cuma du Finistère, comptait parmi la délégation qui accueillait Olivier Allain, en charge de l’agriculture au conseil régional de Bretagne. Il prenait en exemple le semis à la cuma Scaër Ouest, hôte du jour, qui un jour, a fait le choix stratégique de passer à un semoir traîné 8 rangs en remplacement de deux 6 rangs. Son semoir actuel entame sa quatrième campagne et la performance est au rendez-vous. L’an dernier, «l’hectare semé était à 38€/ha», pose le président de la cuma, Stéphane Derrien.

Quelques moteurs et des subventions pour des outils efficients

Même constat de dynamisme un peu plus loin, dans la cour, devant l’autochargeuse exposée. «C’est une nouvelle activité ici. Elle répond notamment aux demandes d’éleveurs en bio», explique Ronan Le Bourhis à l’élu régional. Dans cette cuma, cinq adhérents sont déjà convertis et trois autres structures sont en cours. Laurent Guernion, représentant le réseau régional cumiste, insiste : «Dans une cuma, il peut y avoir de la diversité. Diversité des productions et des façons de faire. Mais les gens se retrouvent autour du besoin en matériel.»

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Nécessaire, la bonne volonté des pionniers n’est pas suffisante. Les responsables cuma ont rappelé que «sans subvention, ça ne marche pas», comme avec cette remorque achetée environ 80.000€ et subventionnée à 40%, parce qu’en cuma.

Ronan Le Bourhis précise: «Pour lancer un projet, il faut deux ou trois éléments moteurs qui ont un besoin.» Ensuite, ce besoin fédéré de certains profite in fine au plus grand nombre. En cela, «le collectif a du sens», comme le reconnaît Olivier Allain qui souligne : «Notre agriculture a un déficit de compétitivité induit par le sur-équipement en matériels.» Ses interlocuteurs du jour ne le contredisent pas. Au contraire, ils insistent sur la pertinence de privilégier le soutien aux initiatives collectives. Pour les récoltes d’herbe, les matériels TCS, «le dispositif PCAE correspond bien au besoin des cuma», reconnaît Laurent Guernion, relevant aussi qu’il reste des choses à faire, par exemple pour le développement des automotrices de désilage.

Ils revoient ensemble leurs systèmes pour consommer moins

Comme l’un des 47 groupes engagés dans le programme AEP de la région d'où est issue la cuma, l’intérêt de cette visite était double pour les organisateurs et les invités. Dans ce cadre d’une agriculture écologiquement performante, le groupe est engagé dans la réduction de ses consommations de fioul. Objectif: –20%. Passage au banc du matériel, test de conduite pratique, dans «les conditions réelles que connaissent les agriculteurs», souligne Alain Laurec (directeur de la fdcuma 29), leur ouvrent la voie vers l’éco-conduite.
«Une douzaine d’exploitations ont mis leurs chiffres sur la table», pour un diagnostic Mécagest dont il ressort que la traction tire aussi les charges vers le haut. La délégation ne manque pas de souligner encore la pertinence de déléguer au groupe, ni celle d’utiliser les outils de diagnostic économique qu’il conviendrait de démocratiser, jusqu’en amont de l’installation.
Au-delà de ce premier volet, le groupe avance aussi vers les TCS avec une réflexion sur les couverts et les matériels adaptés, tests à l’appui. «Une opération d’échanges parcellaires est en cours», explique enfin Jean-Yves Carré, conseiller chambre d’agriculture, «la concrétisation est attendue pour septembre.»
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