Une filière tonique

Elevages
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L’élevage caprin retrouve des couleurs après des années de «vaches maigres». Le secteur veut faciliter l'installation de nouveaux jeunes dans ce métier.

28/02/2018 - 14:00

Longtemps réputée pour être «la vache du pauvre», l’élevage de chèvres retrouve un réel intérêt. L’Idele vient de mettre en ligne un point complet sur les performances technico-économiques de l'élevage caprin.

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Près de 5000exploitations laitières françaises sont des exploitations caprines. Celles-ci sont principalement concentrées en Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire, Occitanie et Centre-Val de Loire. Longtemps, la situation économique des éleveurs de chèvres a été peu enviable. Depuis quelques années, leur situation s’est redressée. L’engouement des consommateurs pour le fromage de chèvre n’est pas pour rien dans le redressement du secteur caprin. «Fin novembre 2017, le prix du lait de chèvre (teneurs réelles) s’élève à 845€/1.000litres, en hausse de 14€/1.000 litres par rapport au niveau atteint en novembre 2016», indique France AgriMer qui constate en parallèle que les stocks sont assez faibles.

Attirer de nouveaux éleveurs

Pourtant, la lente érosion du nombre d’éleveurs fait peser des doutes sur l’avenir de cette filière. L’agrandissement des élevages (60% des élevages ont désormais 200chèvres ou plus) ne réussit pas à stopper la baisse progressive du cheptel. La difficulté à maintenir par endroit les volumes de collecte, encourage les transformateurs à se tourner vers les importations. La profession tente donc de booster les installations dans ce secteur. La faculté à mieux gérer les astreintes de l’élevage et de gagner en confort de travail grâce à des bâtiments plus fonctionnels, pourrait peut-être susciter de nouvelles vocations en faveur de cet animal qui véhicule une image sympathique.

Tout savoir sur la filière

L’Idele suit de près l’évolution des ateliers caprins. L’institut propose notamment un accès numérique à tous les résultats technico-économiques caprins diffusé ces derniers mois. On y trouve les chiffres clefs de la production, les références technico-économiques des réseaux d’élevage caprin (dispositif Inosys), issues du suivi de 130exploitations caprines, ainsi qu’un zoom sur les coûts de production. A noter aussi, la mise en place du nouveau logiciel Cap’T€c  qui permet de faire le lien dans les ateliers caprins entre les résultats techniques et économiques. Bref, des outils d’accompagnement et les référentiels existent pour aider de nouveaux éleveurs à mieux se situer et prospérer dans cette filière qui cherche à recruter…

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