Vibreurs & ramasseuses: démo noix dans le Lot

En région
ramassage mécanique noix

Selon les surfaces, les ramasseuses de noix automotrices, traînées ou autotractées font le job.

17/11/2017 - 18:00

La mécanisation représente jusqu‘à 40% du coût de production dans la filière noix. Mettre les machines de récolte en commun représente donc un gros potentiel d’économies, pour les petites exploitations notamment. Une démonstration a eu lieu à la station expérimentale de Creysse, en octobre.

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Un peu plus d’une cinquantaine d’agriculteurs ont participé à cette journée et ont pu échanger et voir les vibreurs d’arbres et les ramasseuses à noix fonctionner. Lydie Leymarie-Lachaud, conseillère de la chambre d’agriculture du Lot, a rappelé qu’il s’agit d’investissements importants qui nécessitent une superficie minimum pour être rentables.

Investissement collectif

La mécanisation peut représenter, suivant les méthodes de production, jusqu’à 40% du coût de production. De ce fait, Philippe Rauly, président de la fédération départementale des cuma, a soutenu l’intérêt de réfléchir à l’acquisition du matériel en collectif.

La journée a débuté en fin de matinée par les démonstrations des vibreurs d’arbres. Le principe mécanique est simple: une pince hydraulique vient prendre en étau le tronc de l’arbre. Cette pince va vibrer pour secouer le tronc et faire tomber les fruits sans les abîmer.

Deux modèles était présentés, le VHT de la marque AMB-Rousset et l’automoteur 30140 de la marque Monchiero.

Ramasseuses automotrices, traînées ou autotractées ?

En début d’après-midi, les démonstrations ont repris avec les ramasseuses à noix. Deux ramasseuses automotrices, la R19 de AMB-Rousset et la 20125 Evolution de Monchiero, était présentes, ainsi que le modèle de ramasseuse traînée de Mecanicagri.

Pour les grandes surfaces, les ramasseuses automotrices ont un excellent rapport débit de chantier / qualité de travail. Pour les surfaces plus petites, les ramasseuses traînées ou autotractées sont d’un bon rapport prix / qualité de travail.

Pour les automotrices, un pick-up placé à l’avant de la machine ramasse un andain, contenant des noix, des feuilles et branches. Derrière celui-ci, un tapis entraîné hydrauliquement, va transporter la récolte vers une trémie placée à l’arrière de la machine. Un extracteur ainsi qu’une soufflerie sont placés sur le tapis de la ramasseuse pour trier les branches et les feuilles. Le but étant d’éviter le plus possible les résidus dans les noix ramassées.

Sur une machine traînée, il faut au préalable andainer la culture grâce notamment, à un andaineur placé sur le relevage avant du tracteur. Les ramasseuses automotrices, quant à elles, disposent d’un ou deux andaineurs placés devant le pick-up de celles-ci.

Pour le déjeuner, un repas convivial a été partagé à la salle des fêtes de Creysse, constitué de produits locaux des agriculteurs.

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Clément Boggia
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