Viticulteurs et cuma dans l’Hérault : après le gel, « une année compliquée »

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Le gel d'avril 2017 a durement touché les vignobles dans l'Hérault et tous les départements de l'Occitanie comme ici dans l'Aude. Crédit: Chambre d'agriculture de l'Aude.

17/05/2017 - 14:25

Difficile pour le moment d’évaluer l’impact de la vague de gel du mois d’avril, pour les viticulteurs comme pour les cuma.

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Pour Raymond Llorens, viticulteur président des cuma de l’Hérault et du Gard :« aujourd’hui, les retours sont complètement aléatoires, car les surfaces n’ont pas été impactées avec la même intensité par le gel. Quoi qu’il arrive, les cuma des zones affectées vont devoir faire face à des pertes d’activité à divers degrés. »

Il avance quelques chiffres sur les surfaces touchées en Occitanie, et dans l’Hérault : « Entre 60 000 et 65 000ha touchés dans la Région, et environ 15 000 dans l’Hérault ».

Des estimations revues à la baisse dans ce département, où les 20000ha avancés en premier lieu correspondraient à la surface de toutes les communes touchées, et non celle du vignoble en tant que tel.

Des charges identiques

Les vignobles touchés une fois devraient affronter cette année des pertes sèches et des retards, ainsi que des opérations rendues complexes par l’hétérogénéité des fruits (maturations échelonnées), en fonction de ce qui a résisté et de la manière dont les plantes reprennent leur cycle.

Dans les zones où le gel a sévi plus d’une fois, il faut aujourd’hui attendre de voir ce qui repousse. Un travail auquel, pour ceux qui sont assurés, les experts se sont attelés. Seulement 14% des viticulteurs héraultais sont assurés contre le gel et la grêle, et 7% de plus contre la grêle uniquement.

Une petite proportion qui s’explique bien par la faible perception du risque et le coût, ressenti comme élevé, des assurances. Et ce malgré une prise en charge partielle du socle par les aides agricoles européennes.

« Quoi qu’il en soit, pour ceux qui ont été touchés, les charges fixes et variables y seront sans l’intégralité des produits. On va parfois devoir vendanger pour 10 ou 20 hectolitres par hectare », explique l’élu, qui s’attend toutefois à des annulations de récolte dans certains cas pour cette année.

La filière craint de perdre des marchés. Comme toujours, les concurrents Italiens et Espagnols sont aux aguets. « L’année n’est pas finie, et elle risque d’être longue et compliquée », prévoit Raymond Llorens.

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