Incorporer l’engrais au semis ou à la plantation pour sécuriser sa récolte

En région Actus des groupes

Avec quelques années de recul, essentiellement en maïs, les avis sont globalement positifs.

01/12/2015 - 15:35

Environ 30 cuma sont équipées de systèmes de fertilisation au semis en Nord Pas de Calais, essentiellement sur des semoirs à maïs ou betteraves. Témoignages.

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La frcuma du Nord Pas de Calais a organisé une journée Rapidem sur le thème de l’enfouissage d’effluents et l’incorporation d’engrais au semis le mercredi 14 octobreà Maulde (59). L’outil de la cuma de la Plaine a été présenté par la frcuma. Cette cuma a investi dans un incorporateur d’engrais sur semoir monograine 12 rangs avec trémie frontale pour gagner en autonomie de chantier.

Plusieurs raisons conduisent les groupes à s’équiper : rechercher un démarrage et une croissance rapide de leur maïs ou de leur betterave; s’assurer que l’engrais apporté soit totalement utilisable par la plante, peu importe les conditions météo qui suivent l’apport.

Avec quelques années de recul, essentiellement en maïs, les avis sont globalement positifs, même si les agriculteurs oublient souvent de réaliser une bande de semis témoin comme référence.

Les +Les -
on gagne jusqu’à 1 tonne de matière sèche de maïs ensilage /ha en zone froide (Haut Pays notamment)le surcoût à l’achat
on sécurise son rendement, on ne fait pas forcément plus, mais on évite les mauvaises années (notamment en betteraves)la logistique du chantier pour recharger les trémies d’engrais. Les groupes équipés d’une trémie frontale bloquent le semoir sur un tracteur pour limiter cet inconvénient et gagner en efficacité
on apporte « moins et mieux ». En effet, on diminue de moitié les apports au semis en maïs et jusqu’à 40 unités en moins en plantation de pomme de terre
l’absence de résultat probant en « bonne terre » où l’on a pas de problème de levée après semis
Qu’est que le PPA ?

Le Plan de protection de l’atmosphère est la réponse aux objectifs d’amélioration de la qualité de l’air en région Nord Pas de Calais. A ce titre, tous les secteurs d’activités sont invités à réduire leur impact sur la pollution de l’air. En agriculture, on sait notamment que les pics de pollutions de l’air apparaissent durant des périodes d’épandage d’effluents d’élevage ou d’engrais minéraux. Pourtant, des solutions matérielles existent pour limiter l’émission d’azote ammoniacal. C’est dans ce cadre que la Dreal a chargé la frcuma Nord Pas de Calais de réaliser une enquête pour comprendre comment et pourquoi ces groupes se sont équipés. Objectif : encourager ce genre  de pratiques. 
Auteur : Charles Edouard Lévêque
  • Pascal Bordeau

    Connaissez vous des cuma qui localisent de l’engrais pour des céréales ?

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