[Interview] Emmanuel Hugo, Irstea de Clermont-Ferrand: «La participation des agriculteurs est appelée à s’amplifier»

Le national
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Entraid publie dans son numéro de juin 2016 une enquête sur le financement de la Recherche et du Développement (R&D) sur les exploitations agricoles. L'interview d'Emmanuel Hugo, directeur régional de l'Irstea de Clermont-Ferrand. Crédit Irstea.

08/06/2016 - 14:35

La Rédaction a demandé à plusieurs organismes de recherche de quelle manière les exploitants contribuent à les financer, mais aussi comment ces instituts font participer les agriculteurs à la production de savoirs et de références. Les réponses d’Emmanuel Hugo, directeur régional de l'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea) de Clermont-Ferrand.

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Entraid: Dans quelle mesure les agriculteurs contribuent-ils au financement de l’Irstea?

Emmanuel Hugo: L’Irstea ne reçoit pas de financement direct des agriculteurs. Ses dotations proviennent des ministères chargés de la recherche et de l’agriculture. Des projets peuvent être conduits ponctuellement sur des financements en provenance de chambres d’agriculture ou de coopératives, par exemple.

Entraid: L’Irstea fait-il appel directement à des agriculteurs pour produire des résultats? Comment sont-ils rémunérés/indemnisés?

Emmanuel Hugo: Si l’Irstea mobilise des agriculteurs pour des projets, il le fait dans le cadre de conventions qui décrivent les contributions des différents partenaires et les flux financiers éventuellement associés. Mais des projets peuvent être conduits avec et pour des agriculteurs sans que ces derniers bénéficient d’indemnisation particulière (cas du réseau rural ou lorsque des agriculteurs sont sollicités dans le cadre de panels d’enquêtes).

Entraid: Cette participation des agriculteurs est-elle appelée selon vous à s’amplifier ou pas?

Emmanuel Hugo: Dans la suite du rapport agriculture innovation 2025 et du plan d’action associé, le ministre de l’Agriculture a notamment annoncé la mise en place de laboratoires vivants pour favoriser l’innovation ouverte au sein des territoires. Ces laboratoires vivants doivent associer les agriculteurs, les entreprises et les acteurs de la recherche et de la formation. A ce titre, il est clair que la participation des agriculteurs est appelée à s’amplifier. C’est en particulier ce qui se passe dans le cadre du laboratoire d’innovation territorial pour les grandes cultures en Auvergne.


Le complément du mensuel Entraid de juin 2016 

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Recherche et développement R&D dossier tracteur juin 2016 Entraid

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Propos recueillis par Elise Poudevigne
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