La batterie dévoile le plein potentiel du tracker. En deux briques, le gaec des Perrières a radicalement changé son approvisionnement en électricité. « Quand Benoît s’est installé, en janvier 2025, On s’est dit que ce serait bien de travailler sur ce sujet de l’autonomie énergétique », témoigne Théophile Fouqueray lors d’une conférence au Space. L’exploitation qu’il dirige dans la Sarthe avec Benoît Boulard repose sur 180 ha de cultures et un troupeau de 70 laitières en traite automatisée. Le point sur l’autonomie énergétique en élevage laitier.
La batterie MEA complèmente le tracker Trea
« Depuis avril 2026 et l’installation de la batterie, nous sommes passés à 80 % d’autonomie électrique. Cela nous fait 50 % d’économie sur les factures. » Dans un premier temps et moyennant un investissement de 55 000 €, l’élevage sarthois s’était doté d’un tracker solaire de 25,8 kWc. « Le tracker couvrait déjà 30 % de notre besoin d’électricité. »
Sur l’élevage, l’électricité anime essentiellement le robot de traite et le tank réfrigéré. « Après, il y a les racleurs… Nous avons aussi branché les habitations dessus », détaille Théophile Fouqueray.
La batterie gomme le décalage entre production et besoin
Naturellement, la production variable de l’unité photovoltaïque ne colle pas au fonctionnement continu des principaux postes de consommation.
Or, en raison « du prix de vente du surplus qui n’aurait pas été intéressant et parce que ce n’était pas non plus notre politique », les agriculteurs ne valorisaient pas la surproduction diurne de leur tracker. « Et arrivé 18 h en hiver, la production redevenait déficitaire par rapport à notre consommation. »

Après avoir investit dans un tracker photovoltaïque et une solution de stockage d’électricité, l’élevage table sur un retour sur investissement en 10 ans. Leur calcul intègre un budget de maintenance équivalent à 40 €/mois (© Léo Panchèvre / Roots production).
La batterie attenue donc ce décalage. À l’arrivée sur le marché des deux premiers modèles de 80 ou 113 kWh de la marque, « l’idée nous a tout de suite intéressés. »
Théophile Fouqueray explique : « La première idée, c’est de charger la batterie avec le surplus de journée pour couvrir une partie du besoin nocturne. Et donc réduire le soutirage sur le réseau. »
Un contrat de maintenance
En présentant des tests qu’il réalise, leur fournisseur pousse les perspectives du concept : « Nous étudions par exemple la possibilité d’optimiser les moments de déchargement. C’est-à-dire acheter de l’électricité la nuit en heures creuses pour maintenir voire augmenter la charge de la batterie pour plutôt l’utiliser le matin moment du passage au tarif heures pleines », prolonge Eliott Chauveau, chef de produit chez Okwind.
Dans ces conditions, le couple tracker solaire et batterie apporte de belles promesses aussi aux systèmes en traite conventionnelle.
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