Combien coûte la machine à vendanger automotrice ?

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Combien coûte la machine à vendanger automotrice ?

98 % des MAV automotrices des cuma sont polyvalentes. Toutefois nous ne savons pas la répartition entre l'utilisation pour les récoltes et celle pour d'autres travaux. (©Entraid)

La machine à vendanger automotrice coûte en moyenne 311 €/ha. Viser plus de 100 ha/an diminue ce prix de revient.

Utiliser la machine à vendanger automotrice coûte en moyenne 311 €/ha. Ce prix de revient résulte des calculs du service AgroDev de la Fncuma. Il est basé sur l’analyse de 245 machines détenues en cuma. Les capacités de trémie vont de 1400 à 4000 l, la puissance moyenne est de 153 ch. Précisons que ces données agrègent des machines intervenant dans des terroirs divers. Par exemple, les chiffres de matériels pour vignes larges cohabitent avec ceux de machines pour vignes étroites. Certains repères technico-économiques pourront être précisés et contextualisés en contactant votre fédération de proximité. Le point sur le coût d’une machine à vendanger automotrice.

Coût d’une machine à vendanger automotrice : le cap des 100 ha/an

Coût d’entretien selon l’utilisation des machines à vendanger automotrice (© Entraid).

La surface moyenne travaillée cumule 110 ha/an. Pour affiner, la répartition centrale de 50 % de l’échantillon vendange entre 56 et 142 ha. De 60 à 99 ha/an, le prix de revient est de 321 €/ha. De 100 à 139 ha/an, il descend à 266 €/an. Sous les 60 ha/an, le prix de revient dépasse 470 €/ha.

Au-delà des 140 ha/an, il en coûte 156 €/ha, soit la moitié du chiffre moyen.

Coût d’entretien selon l’âge des machines à vendanger automotrice (© Entraid).

Pour diminuer les frais liés à la machine à vendanger automotrice, la mutualiser en cuma constitue une solution solide.

Ensuite, opter pour un modèle polyvalent autorise une dilution supplémentaire des charges. Par exemple, en remplaçant ponctuellement la tête de récolte par des outils de prétaillage, d’effeuillage, d’épamprage et de palissage. Encore faut-il que le terroir le permette ou le justifie.

De même, ces machines polyvalentes, plus sollicitées, généreront des frais d’entretien majorés (moteurs hydrostatiques, flexibles…) par rapport à ceux des machine à vendanger strictement dédiées à la récolte.

Répartition des charges des machines à vendanger automotrice (© Entraid).

Amortissements : 72 % des charges

Les frais d’amortissement constituent 72 % des charges liées aux machines à vendanger automotrices. Une part qui ne risque pas de diminuer. En effet, le prix d’achat neuf moyen de l’échantillon est de 183 187 €, mais ceux constatés ces deux dernières années montent à 227 333 €. Les cuma les amortissent entre 7 et 10 ans.

L’entretien et les réparations représentent 16 % des charges. Ces frais augmentent au fur et à mesure que les cuma délèguent ces opérations aux concessionnaires, en raison de la complexité croissante des machines à vendanger automotrices. Ils alternent hauts et bas durant la vie des outils.

En effet, la périodicité des entretiens classiques (vidanges, changement de roulements…) diffère de celle des entretiens plus coûteux. La facture gonfle lorsqu’il faut changer des organes de la tête de récolte (secoueurs, trains d’écailles, chaînes de noria…). Parfois du simple au double. Ces frais reviennent à des fréquences diverses selon les conditions et la conduite lors des vendanges. Lisser ces frais importants sur 2 à 3 ans peut aider à les encaisser. Le poste « autres charges » n’est pas négligeable, avec 10 % des frais (assurance, remisage…). Les frais financiers complètent les 2 % des charges restantes.

Prix de revient des machines à vendanger automotrice (© Entraid).

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