Dans le Cher, un CA de cuma multiplié par dix en quatre ans

Partager sur

Dans le Cher, un CA de cuma multiplié par dix en quatre ans

Chantier d'épandage de fumier à la cuma de l'Airain, dans le Cher. (©S. Deloison)

En l’espace de quatre ans,la cuma de l’Airain,dans le Cher, est passée d’un rythme de croisière à une structure en pleine expansion. Elle affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires multiplié par dix et plus d’un million d’euros d’investissements réalisés entre 2022 et 2024.

Le chiffre d’affaires de la cuma de l’Airain a fait un bond prodigieux au cours des quatre dernières années. Créée en 1994, cette cuma du Cher a fonctionné tranquillement jusqu’en 2022. Elle remplissait son rôle pour les adhérents, sans difficulté ni ambition de croissance : un parc matériels régulièrement renouvelé, un bureau fonctionnel, des adhérents satisfaits.

La méthanisation et la gouvernance, moteurs du développement de la cuma

Le véritable élément déclencheur est la mise en place de trois unités de méthanisation portées, entre autres, par des associés de la cuma. Parallèlement, la gouvernance évolue. Le bureau historique passe la main à une nouvelle équipe, composée de jeunes adhérents impliqués dans les projets de méthanisation. Le changement s’est fait « plutôt facilement, d’une volonté commune avec un tuilage de plusieurs mois », souligne Gauthier Lecomte, le président.

Depuis 2022, la cuma de l’Airain a développé cinq nouvelles activités, liées à deux productions structurantes : la méthanisation et les cultures de porte-graines, notamment de betteraves.

Des investissements pour accompagner le changement

Pour répondre aux besoins d’épandage du digestat, la cuma investit dans un système sans tonne Du@ferti, avec un tracteur de 155 chevaux attelé en permanence. L’ensemble permet d’épandre jusqu’à 13 000 m³ tout en limitant le tassement des sols. Autre conséquence directe de la méthanisation, l’achat d’une moissonneuse New Holland CR équipée d’un système de récupération spécifique des menues pailles. Mais les investissements ne se sont pas arrêtés à ces activités.

La cuma a également acquis un semoir pour le semis direct, des broyeurs, des épandeurs à engrais ou encore, plus récemment, une benne TP.

Avec aujourd’hui environ 40 associés coopérateurs, la cuma est un outil qui permet, avec de la « rationalisation pour être efficient, de baisser les charges de mécanisation, pas à l’extrême, mais de manière forte », souligne le président. C’est aussi un vecteur dont la « richesse est de pouvoir côtoyer ses voisins, puisqu’il y en a qui sont trop isolés », ajoute-t-il.

Les outils de communication ont aussi joué un rôle clé, notamment WhatsApp, qui permet des prises de décision rapides et collectives. Résultat de cette stratégie en 2025 : le chiffre d’affaires atteint 235 000 €. L’exemple de la cuma de l’Airain illustre combien l’innovation, le renouvellement des générations et une gouvernance structurée peuvent redonner un élan spectaculaire.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer