[Management] Le chauffeur mécanicien soude la cuma

Gestion économique
Jean-François Le Costey, salarié de la cuma de Tréauville

Jean-François Le Costey, salarié de la cuma de Tréauville. Qui a gagné en polyvalence, réactivité et efficacité.

14/03/2017 - 10:00

Au-delà des chantiers conduits avec maîtrise, la présence d’un salarié à la cuma peut conduire à un parc en meilleur état, et induit moins de temps morts pour les outils au moment du rush.

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Un bon chauffeur huile la mécanique, et c’est l’ensemble de la cuma qui tourne mieux. Quand la présence d’un salarié contribue aux bonnes relations humaines dans la cuma, améliore le suivi de l’état des matériels et les rend plus efficaces, «ça soude un groupe» et maintient des activités. Étienne Capelle, le président, en est persuadé: «Sans prestation complète, il n’y aurait plus de bottelage à la cuma de Tréauville.»

Avoir un chauffeur pour mener le matériel de la cuma libère un temps que certains adhérents n’ont plus à consacrer à certains travaux. Le tout, contre un coût de 15,50€/h; sachant que lorsque le salarié a travaillé une heure, l’adhérent a souvent gagné bien plus de 60minutes.

Le salarié rend le matériel plus productif

Étienne Capelle argumente: par rapport à un adhérent qui l’utilise plus occasionnellement, «il maîtrise mieux le matériel», qui est de plus en plus complexe. Par ailleurs, quand le matériel est sur l’exploitation, avec le chauffeur, «il y a toujours quelqu’un dessus», ce qui n’est pas garanti autrement, notamment à l’heure de la traite. «Les chantiers se suivent», et la cuma est plus réactive.

La charge liée à cette main d’œuvre se compense aussi en partie par des économies sur d’autres postes. Le salarié assure les actions d’entretien à un coût très inférieur à celui du mécanicien extérieur. Pour une heure passée à l’atelier avec un outil, «un tarif de 23€ est affecté à l’activité correspondante», explique le responsable.

La cuma de Tréauville travaille sa flexibilité: l’adhérent peut indépendamment faire appel au matériel de la cuma et à son salarié. Et comme au moment d’accueillir son salarié permanent, la cuma a investi dans un second tracteur, il reste toujours au moins un cheval disponible pour les adhérents.

Tous les adhérents peuvent prendre tous les matériels

L’orientation vers la flexibilité, est aussi visible dans le fonctionnement général du groupe. Dès l’adhésion. «Le fait de faire partie de la cuma ouvre l’accès à l’ensemble du parc», résume Étienne Capelle. Le capital social que détiennent les adhérents est en fonction du chiffre d’affaires que la cuma réalise chez eux. Il n’est pas relié à tel ou tel matériel. Néanmoins, les investissements se décident au fonction d’engagements, matérialisés par un bulletin signé. La priorité pour l’utilisation d’un outil est donnée aux adhérents qui sont engagés pour celui-ci.


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