Quatre tracteurs et deux salariés illustrent une croissance

Partager sur
Abonnés

Quatre tracteurs et deux salariés illustrent une croissance

« Nous avons développé les activités en prestation complète avec chauffeur pour éviter notamment les problèmes liés à la maintenance » indique le président David Martin.

La cuma de Picauville, dans la Manche, a développé ses prestations avec chauffeur, créé de nouvelles activités et s’organise pour répondre aux besoins d’un méthaniseur. Elle a de nouveaux projets pour 2024 !

La cuma de Picauville en pleine croissance

À force de pousser les murs, la cuma de Picauville, dans la Manche, devra bientôt déménager. En 2023, le démarrage du méthaniseur réalisé par sept de ses vingt-cinq adhérents entraîne notamment la croissance des activités épandage et ensilage (+ 150 ha de couverts). « La société de méthanisation a délégué tous ses épandages à la cuma, indique le président David Martin. Nous atteindrons 50 000 m3 transportés par an. Ceci représente un doublement du volume. » Lors d’un PCAE en 2019, la coopérative avait déjà remplacé sa tonne à lisier de 16 000 l (buses à palette), par un outil de 18 500 l équipé d’une rampe à pendillards. Elle vient d’acheter une tonne supplémentaire de 12 000 l. Le président précise : « Elle est en conséquence moins lourde, pour éviter le tassement du sol en conditions humides. On se donne une année pour voir si ce matériel est suffisant. Nous ferons appel en complément à l’ETA d’un des membres du méthaniseur. »

Les tracteurs à disposition ou en prestation

Pour faire face au surcroît d’activité, la cuma de Picauville, en pleine croissance, a également acheté un quatrième tracteur et recruté un second salarié. Le premier, David Martin lui-même, également agriculteur à temps partiel depuis 2022, commençait à saturer en charge de travail. « Depuis 2019, nous avons développé les prestations avec chauffeur pour éviter notamment les problèmes liés à la maintenance », explique David Martin.

Épandage tout au long de l’année

Côté tracteurs, un John Deere de 110 ch attelé à la débroussailleuse est utilisé par les adhérents, ainsi qu’un Fendt 718 One de 180 ch pour les travaux des champs. Un second Fendt 716 (160 ch) a son chauffeur attitré. Il en va de même que le dernier arrivé : un Claas Axion de 215 ch dédié en priorité au transport et à l’épandage tout au long de l’année. David Martin observe un intérêt de ce choix : le chauffeur attitré connaît particulièrement bien son tracteur. La bonne utilisation se traduit notamment au niveau des débits de chantier, d’autant plus qu’il y a « de plus en plus de technologie et cela peut être compliqué quand on l’utilise seulement quelques dizaines d’heures par an. Les tracteurs de la cuma sont très utiles pour faire face aux pics d’activité, mais cela reste de l’appoint. Les agriculteurs ne peuvent pas en dépendre exclusivement. »

Le travail du sol est effectué par les adhérents eux-mêmes. L’utilisation des combinés de semis (deux pour les céréales, quatre pour les maïs) est proposée au choix en autonomie ou en prestation. Pour répondre à la croissance de la cuma de Picauville, une quatrième moissonneuse automotrice est arrivée en 2023 en même temps que le second salarié (deux sur les quatre sont pilotées par les adhérents eux-mêmes). « Elles ont toutes été achetées d’occasion, précise David Martin. La plus ancienne date de 2011. La dernière, avec 1 300 heures au compteur, a coûté 75 000 euros sachant que les trois premières étaient payées. Cela rend service, nous arrivons à satisfaire davantage d’adhérents au moment des moissons. Nous achetons des machines simples que nous entretenons nous-mêmes, cela nous suffit. A 125 euros/ha tout compris, notre coût de moisson est imbattable ! »

Nouveau bâtiment en 2024

Après plusieurs créations d’activités (soutenues par le PCAE) ou encore l’achat d’une quatrième moissonneuse automotrice, la cuma de Picauville ne prévoit pas de nouveaux investissements en matériels dans l’immédiat. En 2024, la priorité sera plutôt de préparer le déménagement. « Nous avons un acheteur intéressé par notre bâtiment actuel construit en 1997 dans la zone artisanale et agrandi en 2011. De plus, nous avons l’opportunité d’acheter un terrain à côté du méthaniseur pour construire un nouveau bâtiment avec une aire de lavage. Avec davantage d’espace, nous pourrons développer les prestations d’entretien du matériel des adhérents. Nous pourrons aussi louer notre toiture à la société de méthanisation pour installer des panneaux photovoltaïques car elle a besoin d’électricité. Peut-être enfin que la cuma et le méthaniseur recruteront ensemble un salarié supplémentaire. »

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :