Même sans bovin, le SIA reste un salon pro incontournable

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Même sans bovin, le SIA reste un salon pro incontournable

Tout est bon au Salon. Malgré l'absence des bovins, d'autres animaux ont fait le bonheur des visiteurs de ce Sia 2026. (© Entraid)

Moins de grand public, certes, mais toujours un carrefour professionnel de première importance. Même sans bovin, et avec une surface réduite, le Salon international de l'agriculture 2026 a quand même fédéré les professionnels venus en nombre. Outre les multiples partenariats signés, nombre de travaux et de résultats de filières y ont été exposés. On fait le bilan !

Qui peut le moins peut tout autant. Voilà qui peut résumer au moins professionnellement ce Sia 2026. L’absence de bovin suite à l’annonce des filières de ne pas amener d’animaux à cause de l’épizootie de DNC a certes fait chuter la fréquentation. Mais le niveau d’exigence professionnel était bien là. Cette année, l’événement a rassemblé 437 402 visiteurs, contre 607 000 lors de l’édition précédente. Presque -28 % de visites. Mais le Président du salon Jérôme Despey note des aspects positifs, avec un « aspect plus qualitatif » pour certains exposants qui ont eu l’impression de « pouvoir mieux dialoguer » entre eux mais aussi avec les visiteurs et les responsables politiques. Bilan du SIA 2026.

Bilan du SIA 2026 : charges, agroécologie, contraintes réglementaires

Nombre de conférences se sont déroulées comme à l’habitude et ont fait le plein. Qu’il s’agisse des conférences du SIA Pro sur les charges constantes de mécanisation. Ou celles qui se sont déroulées dans le théâtre de La Ferme Digitale, tels les premiers résultats de Fabacéé. Les professionnels se sont montrés présents.

La filière vigne et vin a aussi profité du Sia 2026 pour alerter sur la situation notamment en bio sur les dangers que font peser les multiples suspensions d’AMM sur le cuivre en 2027. D’autres filières ont soufflé l’optimisme dans la tempête. Telle l’ « oleo » avec le lancement d’une OAD sur téléphone devant faciliter le comptage de larves d’altises.

Ainsi, l’institut technique Terres Inovia investit dans l’IA. Et il annonce qu’il va continuer à le faire. Objectif : inventer de nouvelles solutions utiles aux agriculteurs dans un contexte réglementaire durci et d’encouragement aux pratiques agroécologiques.

Le piège Mercosur se referme

Malheureusement, on se souviendra aussi du Salon de l’agriculture 2026 comme celui durant lequel le traité du Mercosur a finalement été validé par la Commission Européenne. Un camouflet pour plusieurs responsables professionnels et politiques.

Une fois de plus donc, l’actualité professionnelle agricole aura été très chaude durant ce salon 2026. Un grand nombre de chantiers techniques, politiques, sociaux sont ouverts.

Affaires à suivre.

Belle visibilité du réseau cuma au SIA 2026

Le timing était parfait. Après l’adoption du crédit d’impôt Mécanisation collective et le colloque sur les résultats de 10 ans de recherche scientifique sur les impacts des cuma, le Salon international de l’agriculture 2026 a permis de marquer le coup. Marine Boyer, présidente de la Fédération nationale des cuma, souligne le dynamisme de cette édition côté professionnel.  » Tout le microcosme agricole était présent. De nouveaux partenariats ont été signés. J’ai aussi pu participer à de nombreuses tables-rondes et émissions, notamment pour expliciter le concept de mécanisation responsable et le nouveau crédit d’impôt Mécanisation collective. »

Une belle visibilité, dont elle espère qu’elle profitera directement aux cuma :  » A chaque fois qu’est créée une politique publique en faveur des cuma, on constate un regain d’activité dans la mutualisation. Nous espérons que ce sera la cas avec ce nouveau dispositif,  pour que davantage de matériels soient mutualisés.  »

Marine Boyer a également constaté une affluence moindre côté grand-public. « Je ne sais pas s’il fallait tant insister sur l’absence des bovins, » analyse-t-elle. « Il y avait beaucoup d’autres animaux. Cet évènement devrait permettre de montrer toute la diversité de l’agriculture, mais aussi que l’on peut en vivre correctement, pour donner envie d’aborder nos métiers », note-t-elle.

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