Les faneuses possèdent un prix de revient moyen de 12,70 €/ha. Comme souvent, cette moyenne cache des disparités que nous allons expliquer. D’abord, l’étude s’appuie sur l’analyse des données du service AgroDev de la fncuma, basée sur 428 machines. Parmi elles, les faneuses portées à 6 et à 8 rotors représentent respectivement 32 et 55 % de l’effectif, soit 87 % du total pour ces deux catégories. Les 13 % restants se répartissent entre les modèles portés à 4 rotors (3 %), semi-portés à 8 rotors (3 %) et à 10 rotors (7 %).
Des moyennes en trompe-l’œil
L’utilisation moyenne des faneuses est de 200 ha/an. Attention à ce nombre. En effet, les 87 % des faneuses de l’effectif (portées à 6 et 8 rotors) travaillent en moyenne 180 et 195 ha/an. Si on enlève les 25 % des outils qui fanent le moins et les 25 % qui fanent le plus d’hectares, on obtient une fourchette plus parlante de 108 à 273 ha/an. Le prix de revient passe sous la moyenne de 12,70 €/ha au-delà des 200 ha/an.
L’amortissement représente 77 % du prix de revient des faneuses. Ces deux dernières années, les tarifs à l’achat neuf ont augmenté de 10 à 13 % pour les modèles portés, et de 30 % pour les semi-portés. Même avec un prix d’achat moyen autour de 13 000 €, la plupart des cuma choisissent d’amortir ces équipements entre 9 et 10,5 ans.
Nombre de rotors et prix de revient : pas de lien clair
Dans le détail, les faneuses 4 rotors affichent un prix de revient compétitif (10,80 €/ha) par rapport à la moyenne globale. Une performance due à un prix d’achat contenu amorti sur 10,5 ans.
Les outils à 6 toupies affichent le plus fort prix de revient (13,30 €/ha), malgré un prix d’achat au rotor raisonnable. Une politique d’amortissement sur 9 ans et une surface moyenne de 180 ha/an sont les marges de manœuvre pour améliorer son coût d’usage.
La comparaison des faneuses 8 rotors portées et semi-portées est intéressante. Bien sûr, l’effectif des outils portés est bien plus conséquent que celui des semi-portés (236 contre 14). Tout en ayant ce biais à l’esprit, on remarque des prix de revient respectif de 12,4 et 7,60 €/ha. À largeur de travail égale, les faneuses semi-portées retournent l’herbe sur 306 ha/an, contre 195 pour les portées. Le tout pour un surplus à l’achat moyen supérieur de 20 % (environ 2 500 €).
30 % de hausse des tarifs de vente des semi-portées
La récente hausse des tarifs de vente des modèles à châssis semi-portés les rend désormais 37 % (environ 5 800 €) plus cher que les outils portés. Toutefois, ils devraient conserver leur compétitivité économique compte tenu du prix global du chantier. En effet, leur conception autorise l’utilisation de tracteurs moins puissants, donc moins coûteux, que ceux requis par les faneuses portées comptant le même nombre de rotors.
Le poste « entretien et réparation » est minoritaire, avec 10 % des charges imputées aux faneuses. Il génère des frais moyens de 1,20 €/ha. Entre 6 et 10 rotors, ils fluctuent entre 1,4 et 0,80 €/ha. Les modèles à 4 rotors, moins larges, majorent quelque peu ce poste avec 1,70 €/ha. Au cours de sa vie, une faneuse entraînera des frais croissants, selon une progression quasi-linéaire, pour atteindre 2 €/ha au-delà de 6 ans.
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