« Elle va bien », « elle est simple », « pas de soucis avec elle »… Pour une large partie de ses utilisateurs, l’enrubanneuse traînée Kuhn RW 1410 à plateau tournant convient dans les chantiers demandés. Plusieurs cuma possédaient même déjà le modèle précédent, et ont renouvelé leur confiance avec le nouveau. « Performante », « efficace », les débits de chantiers des cuma clientes sont de 25 à 30 balles/heure avec un rouleau. Et ils atteignent 50 à 60 balles/heure lorsqu’elles disposent du double rouleau « e-twin ». Retour sur l’avis des utilisateurs sur la Kuhn RW 1410.
Avis Kuhn RW 1410 : auto ou flexible
Pour ce qui est des commandes, la distribution entre cuma gérant l’enrubanneuse aux flexibles et celles l’utilisant en mode automatique est égale. Chacune trouve son compte. Mais parfois, la cuma organise le chantier avec un chauffeur dédié lorsque l’enchaînement des fonctions se fait manuellement. Une manière de sécuriser l’enrubannage et d’assurer un débit de chantier minimum. Car une cuma se plaint que la machine ne soit pas pour un usage intensif. Elle la trouve quelque peu « fragile ». En désaccord avec une autre qui, pour gagner en débit de chantier, organise un second poste avec un chauffeur qui rapproche les balles de l’enrubanneuse.

Réalisé en aluminium pour éviter l’accumulation de résidus, le pré-étireur aux extrémités coniques est monté en série et supporte un rouleau de 750 mm. (©Entraid)
Attention aux chantiers en pente
Quant au contexte d’utilisation, il n’y a rien à dire sur les chantiers plats, sans relief. Mais dès que l’on rencontre des pentes et des dévers, le chantier peut se compliquer. « Il faut être très précis pour la poser. Des fois, la balle rebascule. C’est dû à la technique de retournement », dit un cumiste. « Malgré le retourneur, c’est parfois un souci », dit un autre.
Sinon globalement, cette RW 1410 est quand même jugée stable. Attention justement, lors de l’enrubannage, en roulant, à cause de la force centrifuge et de la conception de la machine, une cuma pointe le risque de sortie d’une balle ou qui aura du mal à tourner. Pour elle, la balle doit être bien faite pour cette machine, et « ne pas avoir attendu deux jours » avant se faire enrubanner.

Le coupe-films de type « ciseaux » maintient et coupe le film. Le film est pris sur toute sa largeur. Il est alors maintenu par une pince, étiré en un point, puis coupé avant la dépose de la balle. La pince continue à maintenir le film pour la balle suivante. (©Entraid)
Toujours en pente, mais cette fois au chargement, « ce n’est pas simple » partage une autre cuma. « Surtout si la balle est un peu déformée, alors le bras de chargement ne la prend pas ».
Enfin deux cuma se plaignent aussi de la fiabilité de la tenue du film en tension. Mais tous ces bémols n’enlèvent visiblement que peu de choses à l’intérêt de l’outil puisque la plupart des cuma donnent une bonne note à cette RW 1410.

L’enrubanneuse à table tournante pour balles rondes est dotée de deux rouleaux et de quatre courroies. (©Entraid)
Avis Kuhn RW 1410 : entretien minime
Côté usage, les cuma apprécient le réglage du nombre de tours au boîtier électronique. Et la coupe du film d’enrubannage au bennage de la balle semble bien se passer.
Seul point d’attention qui paraît crucial : le réglage du débit hydraulique au distributeur. L’huile doit être envoyée à un minimum de débit. Mais sur la plupart des tracteurs utilisés qui sont de plus en plus puissants, il faut tester une première balle avec un débit hydraulique bien en deçà du maxi.

Le terminal VT 30 permet de contrôler les fonctions de l’enrubanneuse Kuhn RW 1410. (©Entraid)
Enfin l’entretien est jugé minime. Il se résume à quelques graisseurs. Et à la vérification de la tension des courroirs une fois l’an. À signaler, les porte-bobines sont des options. Pour l’attelage, la plupart des cuma n’attellent pas au piton, à la chappe, mais utilisent une barre aux bras de relevage à cause de tracteurs trop hauts. Certaines utilisent un piton chappe queue-de-pie. Ensuite, il est encore reproché la proposition de téléflexibles, qui empêchent l’étanchéité en cabine. Et dernier petit détail « pénible », la mise en position route nécessite de tourner la roue arrière manuellement. Un poids qui reste à soulager.
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