Nacelle en cuma : réglementation et sécurité

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Nacelle en cuma : réglementation et sécurité

Lorsque la nacelle est partagée dans une cuma, son usage doit être strictement professionnel et par l’usage de l’adhérent. Son utilisation doit être réservée à l’entretien de l’exploitation adhérente.

La nacelle est un outil qui a toute sa place dans les cuma. Avec une utilisation ponctuelle, son partage est facile et souvent moins onéreux qu’une location ou un achat seul. Cependant, c’est un outil qui demande de respecter de nombreuses règles de sécurité. Le point.

Retrouvez notre questions/réponses sur la réglementation d’une nacelle en cuma en France en 2026.

Qui peut conduire une nacelle ?

Toute personne ayant plus de 18 ans est susceptible de pouvoir conduire une nacelle.

Pour celles à élévation verticale ou multidirectionnelle, il est obligatoire d’être au moins deux personnes sur le chantier :

  • Une dans le panier ;
  • Une en bas pour diriger la nacelle ou pouvoir appeler les secours si besoin.

Pour celles avec un déplacement de la plateforme possible, une personne supplémentaire est nécessaire pour diriger le véhicule.

Faut-il une autorisation pour l’utiliser ?

Pour un chef d’exploitation, aucune autorisation n’est nécessaire.

Pour un salarié, il doit avoir une autorisation de conduite. Un document que l’on retrouve dans le DUERP, document unique d’évaluation des risques professionnels. Celui-ci atteste que la personne est bien en capacité de conduire la nacelle et qu’il maîtrise les règles de sécurité.

Quelles sont les vérifications à effectuer au préalable ?

Chaque utilisateur doit faire des vérifications et ce, à chaque usage :

  1. S’assurer que la fiche technique se trouve bien dans la nacelle et qu’elle mentionne bien le poids maximum à respecter, souvent de 230 kg. « Ce poids correspond à celui de la nacelle chargée, précise Rémi Branquart. C’est-à-dire, l’utilisateur, ainsi que ses outils et matériaux qui se trouvent dans le panier. si un accident se produit alors que celle-ci est surchargée, il n’y a aucune prise en charge par l’assurance. »
  2. Vérifier la présence du manuel d’utilisation et du carnet d’entretien mis à jour. Tout doit être renseigné. Les heures et les modifications liées à l’entretien de l’outil doivent être notées.
  3. L’utilisateur doit faire le tour de sa nacelle : vérifier les niveaux, inspecter les feux, les pneus, l’alarme de recul et du bras articulé. Il s’agit là de s’assurer que les systèmes hydrauliques, électriques et les commandes d’arrêt d’urgence fonctionnent correctement.

Quelles précautions doit prendre l’opérateur autour de la zone de travail ?

  • Vérifier l’environnement de la nacelle. S’assurer qu’il n’y ait pas de lignes électriques et respecter la distance avec les arbres. Il faut aussi que la nacelle soit sur un sol plat, sur une surface stable.
  • Instaurer une distance de sécurité de deux mètres lorsque la nacelle se déplace en position basse et de cinq mètres en position haute.
  • Même dans une propriété privée, un balisage est obligatoire lorsque des personnes sont susceptibles de circuler en dessous, lorsqu’elle est sur une zone de passage ou sur un lieu public. Pour cela, l’utilisateur peut se servir de rubalise, de cônes, de barrières rigides ou de panneaux.

Quels sont les gestes de sécurité à effectuer ?

L’usage de la nacelle est interdit quand le vent dépasse les 45 km/h. 

Il est évident que l’opérateur ne doit jamais sortir du panier, ni se pencher, ni même monter sur les garde-corps.

Quels équipements doivent porter les opérateurs ?

Ce sont des équipements individuels de protection. Chaque opérateur a son équipement. Ainsi, l’utilisateur doit avoir sous la main un harnais anti-chute, une longe et un casque de sécurité. Ce sont les trois équipements obligatoires.

Pour quels travaux ?

Lorsque la nacelle est partagée dans une cuma, son usage doit être strictement professionnel et par l’usage de l’adhérent. Son utilisation doit être réservée à l’entretien de l’exploitation adhérente. Le prêt pour une prestation de services pour une société privée ou une autre personne que l’adhérent est interdit.

Pour que le responsable du matériel en soit assuré, les conseillers des cuma recommandent que les règles d’utilisations soient clairement définies ensembles et rédigées dans le règlement intérieur. Le tout signé par les personnes engagées.

Avis d’expert

« Il est préférable que le salarié passe un CASES R486, estime Rémi Branquart, apprenti à la frcuma des Hauts-de-France. Il est valable cinq ans et il certifie le suivi d’une formation à la conduite de nacelle au préalable. Sans CASES, la responsabilité de l’employeur peut être engagée. » Enfin, un examen d’aptitude par la médecine du travail est recommandé.

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