Le prix de revient de la machine représente deux tiers du coût d’utilisation d’une enrubanneuse. C’est un fait et c’est difficilement compressible. En revanche, étudier au plus près la stratégie de renouvellement de la machine peut être bénéfique. Ici, dans notre simulation, sur 16 ans, un groupe peut économiser jusqu’à 1 500 € par an en décidant de faire vieillir son enrubanneuse satellite huit ans au lieu de quatre. Cela représente 24 000 € sur 16 ans, soit presque le prix d’une neuve. Et 0,75 €/balle sur cette même période. Toutes les infos sur le renouvellement d’une enrubanneuse en 2026.
Renouvellement d’une enrubanneuse, bien décider
Même constat avec une enrubanneuse à plateau. Mais de manière moins flagrante. Entre les deux stratégies, c’est bien celle qui envisage un renouvellement tous les huit ans qui est la plus économique. Avec une différence estimée à 0,60 €/balle sur 16 ans, soit un surcoût de 19 200 € (1 200 €/an).

Coût prévisionnel sur 16 ans d’une enrubanneuse monoballe plateau. (©Entraid)
Entre les deux matériels, on observe une différence de coût de l’ordre de 0,50 €/balle sur 16 ans entre une enrubanneuse satellite plus onéreuse et plateau renouvelé précocement. Et un surcoût de 0,30 € pour un changement plus long.

Coût prévisionnel sur 16 ans d’une enrubanneuse monoballe satellite. (©Entraid)
Quelle que soit la machine, la décote et les frais financiers, liés notamment au remboursement de capital anticipé, plombent le rythme soutenu du renouvellement. Et ce, même si le taux d’emprunt est moins élevé.
De plus, avec des frais d’entretien et de réparation plus conséquents. L’enrubanneuse est vraiment un outil à faire durer dans le temps.
“J’estime qu’une enrubanneuse peut vieillir au moins une dizaine d’années »
Éric Aubry, animateur à la frcuma Grand Est, nous donne son avis d’expert. “Une enrubanneuse, si elle tourne, va bien vieillir. Si le modèle est bien adapté et dimensionné au volume de l’activité, il y a peu de chance qu’elle devienne coûteuse. Certes, les frais d’entretien peuvent augmenter au bout de sept, voire huit ans, mais ce ne sera jamais des gros montants. Sauf si c’est une machine un peu légère, peu adaptée au territoire et à l’usage des adhérents. J’estime qu’une enrubanneuse peut vieillir au moins une dizaine d’années. D’autant plus si elle est financée par des subventions. Avec un renouvellement, les adhérents risquent de ne plus retrouver des niveaux de tarifs d’avant. À moins d’une bonne affaire.”
Deux stratégies de renouvellement
Nous avons étudié deux stratégies de renouvellement, court, tous les quatre ans et plus long , tous les huit ans, sur 16 années. Nous avons fait cette simulation sur deux types d’enrubanneuses :
- à plateau, moins onéreuse à l’achat, soit 25 000 € ;
- à satellite au prix de 30 000 €.
Chaque année, l’outil enrubanne 2 000 balles.

Planning d’achats et reventes sur 16 ans d’une enrubanneuse monoballe plateau. (©Entraid)
Nous avons imaginé dans les deux cas, la création d’une activité avec au départ un appel de capital social de 10 % du montant de l’achat. Soit 2 500 €, dans un cas, et 3 000 € dans l’autre. Le reste étant financé par un emprunt au taux de 3,5 % sur cinq ans et de 4 % sur sept ans.

Planning de reventes et d’achats sur 16 ans d’une machine monoballe satellite. (©Entraid)
Dans le cas d’un renouvellement court, le groupe doit rembourser le capital d’un prêt avec une anticipation. Nous avons par ailleurs estimé une hausse du prix de l’outil de 5 % chaque année. Enfin, nous avons fait varier le coût de l’entretien de 10 cts/balle à 15 cts dans le cas où le groupe conserve l’enrubanneuse huit ans.
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