Pourquoi la cuma du Mont Dauphin vient d’investir dans un Kuhn Merge Maxx 952 ?

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Pourquoi la cuma du Mont Dauphin vient d’investir dans un Kuhn Merge Maxx 952 ?

Les adhérents de la cuma du Mont Dauphin a investi dans un andaineur à tapis pour assurer le débit de chantier et se passer des cailloux. Elle vient étoffer la gamme de matériel de fenaison. (©Entraid)

L'andaineur Kuhn Merge Maxx 952 est fraichement arrivé à la cuma du Mont Dauphin dans le Pas-de-Calais. Une nouvelle activité qui permet aux éleveurs de récolter leurs fourrage plus rapidement.

Il est encore rutilent. Normal, ce n’est que son deuxième jour de travail. Et pour l’occasion, ce jour-là, il rassemble quelques adhérents de la cuma du mont Dauphin. En effet, l’andaineur à tapis Kuhn Merge Maxx 952 est arrivé il y a quelques jours à la cuma et effectue ses premiers andains chez Stéphane Lavoisier, éleveur à Boursin dans le Pas-de-Calais. 17 ha de méteil fourrager l’attendent.

L’andaineur à tapis Kuhn pour assurer le débit

Pour les six adhérents qui se le partagent, c’est tout nouveau. L’activité vient d’être créée, mais entre-temps, certains se sont désistés. « L’outil devait andainer environ 350 ha chaque année, relate Marc Guerlain, le président. Mais lorsque les adhérents ont vu l’outil, ils m’ont dit qu’il serait trop gros pour leur parcellaire. » Une déception, en plein lancement de l’activité. « On fera 100 ha de moins », regrette le président qui espère reconquérir d’autres adhérents. C’est souvent le lot des créations d’activité, d’autant que les adhérents possèdent déjà tous un andaineur dans leur exploitation.

Il le faudrait, sans quoi, la facture sera salée. Même si la cuma a obtenu 50 % de subventions, elle a tout de même acheté l’andaineur 72 500 euros. « Avec l’amortissement long, nous avons fixé un coût d’utilisation à 22 voire 23 €/ha, chiffre le président. Si nous avons moins de volumes, nous allons revoir la durée de l’amortissement. » Le choix des adhérents s’est porté sur cet andaineur pour des raisons économiques. « Ce modèle là est moins cher par rapport aux autres marques, fait remarquer Marc Guerlain. Nos deux faucheuses sont de cette marque là et nous n’en sommes pas déçus. » Il est équipé de freinage pneumatique mais pas d’isobus.

Machine simple, simple entretien

Car le groupe voulait avant tout assurer le débit de chantier. « Quand le temps n’est pas au beau fixe, il faut du débit, assure le président qui remémore le printemps 2024 où tous les chantiers de fenaison ont dû être réalisé en une semaine seulement. Avec 9 mètres de large, et 6 ha/h, on est rassuré. » Outre la vitesse, le groupe voulait se passer des cailloux qu’ils peuvent retrouver dans le fourrage. « Avec un andaineur à tapis, si on règle bien le pick up, on ne remonte pas de cailloux et on ne gratte pas la terre, estime t-il. Et en arrière saison, on abime moins les fourrages, surtout les légumineuses. »

Question entretien, l’affaire est vite résumée. « Si chacun le rend propre et dans le même état qu’il l’a trouvé, les frais d’entretien devraient se concentrer autour de l’hydraulique », ajoute le président. En effet, de nombreux flexibles entourent cet outil. Peut-être un point faible ? Dans tous les cas, l’huile qui y circule est indépendante de celle du tracteur. Il faudra peut-être penser à remplacer les dents du pick up également. Dans tous les cas, le groupe de quatre adhérents n’a pas prévu de renouveler son andaineur à tapis Kuhn d’ici à dix ans. « On va le faire vieillir », assure Marc Guerlain.

Etoffer la gamme

Cet achat vient compléter la panoplie de la cuma en matière de matériels de fenaison : les trois faucheuses, les presses et les enrubanneuses ainsi que les plateaux et les quatre bennes. La contrainte de leur utilisation réside à l’extérieur, lorsque les adhérents veulent ensiler les fourrages. « Là c’est à eux de s’organiser avec l’ETA avec laquelle ils travaillent, explique le président. Une fois la date déterminée, les faucheuses et l’andaineur viennent dans les parcelles. » Le groupe qui se met en place n’a pas encore établit de règles spécifique. C’est du bon sens basé sur la communication. Chacun attelle les faucheuses ou l’andaineur sur son tracteur ou l’un de la cuma et est responsable du chantier. « L’andaineur suit les faucheuses, résume simplement Marc Guerlain. Et on s’appelle avant de se lancer ! »

Pour faire fonctionner ce beau joujou, il faut tout de même un tracteur de 150 voire 160 chevaux. 9 mètres, ca tire ! Surtout dans les dévers du Boulonnais assez accidentés. Ce jour-là, le New holland T6 160 trainait l’andaineur à une vitesse de croisière de 11 km/h. « Le pick up doit suivre et pour cela, il peut s’adapter à la vitesse d’avancement du tracteur », assure le président.

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