Jean-Paul : « Ce n’est pas parce que c’est bon visuellement que le lit de semence est correct ! »

Partager sur

Jean-Paul : « Ce n’est pas parce que c’est bon visuellement que le lit de semence est correct ! »

Jean-Paul Dastuge travaille 75 hectares pour ses semis de maïs. ©Entraid

Dans les Hautes-Pyrénées, Jean-Paul Dastugue, trésorier de la cuma de Sentous utilise l’herse rotative. Un chantier précieux avant les semis.

Avec les Pyrénées à l’horizon, Jean-Paul Dastugue installé dans les Hautes-Pyrénées prépare ses semis. Pour cela, il grimpe dans le Case IH PUMA 200 de la cuma. Il accroche l’herse rotative, une Pöttinger Lion 6000 “Pour les semis, il faut de la régularité, le sol doit être bien plat […] Pour m’en assurer, je fais 15-20 mètres et je regarde. Ce n’est pas parce que c’est bon visuellement que le lit de semence est correct !” déclare Jean-Paul. Pour cela, il règle son outil entre 8 à 10 centimètres de profondeur. Tout en avançant à 4 voire 6 km/h. Rencontre avec Jean-Paul qui utilise sa rotative pour réussir ses semis de maïs.

La rotative pour réussir ses semis de maïs en vidéo

Un travail du sol crucial

Pour Jean-Paul, ce travail du sol est d’une grande importance “Je suis en train de préparer mon sol avec une rotative pour les semis de maïs. Le maïs, je m’en sers pour l’autoconsommation de l’élevage bovin et le surplus, ça part pour la vente”, précise l’agriculteur. Sur ces 109 hectares, 74 sont destinés à 100% aux cultures et 35 en prairies.

De plus, Jean-Paul doit s’adapter à ses terres qui sont assez hétérogènes avec pas mal de boulbènes (une terre silico-argileux-calcaires acide prisée pour la céramique), de cailloux ou encore d’argile blanche.

Une hausse du GNR qui n’impacte pas réellement

Avec l’augmentation du carburant, on peut se poser la question d’un changement ou non des itinéraires culturaux. Pour le trésorier de la cuma, ce n’est pas le GNR actuellement qui fait se questionner. « Il y a l’assolement qui a changé par rapport aux prix des céréales parce que 2025 les prix étaient catastrophiques et 2026, je pense que ça prend un peu la même direction. La culture de maïs, elle est très demandeuse en azote et au prix de l’azote, c’est compliqué… », conclue Jean-Paul. À savoir que la cuma réalise l’achat de GNR en collectif. Une manière d’économiser 5 centimes par litre.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

Aides à l'achat de matériels agricoles en 2026

Informez-vous
Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer