Cela a débuté en 1983 avec une ensileuse d’occasion. Et depuis, l’activité se poursuit dans ce groupe d’une vingtaine d’adhérents. Avec des évolutions bien sûr. La machine a bien changé. La dernière en date, une New Holland 780 chevaux pour sa puissance équipée d’une coupe directe de 6 mètres, d’un pick-up de trois mètres ou de becs à maïs 10 rangs. Un vaste choix pour s’adapter au fourrage à récolter. Découvrez l’avis de la cuma de la vallée du thon sur l’ensileuse New Holland.
La puissance de l’ensileuse New Holland 780
« Nous avons renouvelé l’année dernière l’ensileuse New Holland 550 car elle avait déjà cinq ans et elle manquait un peu de puissance, rappelle Hervé Leclercq, président de la cuma de la Vallée du Thon située dans l’Aisne. Nous avons repris la même marque car nous étions satisfaits des services de notre concessionnaire. » Seul point noir dans cette affaire : le coût de l’assurance autour des 3 000 euros par an. Les casses régulières causées par des pierres ou cailloux dans les andains ont fait monter la facture.
Ils ont jeté leur dévolu sur cette machine qu’ils avaient déjà essayé en démo. Pas de surprise donc. Sauf, peut-être son prix d’achat qui avoisine les 599 000 euros. Avec uniquement le pick-up car le groupe possédait déjà les becs et la coupe. Déjà trop cher pour le groupe. Mais avec la reprise de l’ancienne à 36 000 euros et les surfaces à récolter, l’investissement vaut le coup.
Des surfaces stables
« La machine récolte 5 à 600 ha et au printemps, elle ensile pendant une centaine d’heures de fourrages, compte le président. Avec un débit de 4 ha/h, elle récolte environ 400 ha. » Ainsi les coûts de récolte s’établissent à 120 €/ha de maïs et 240 €/h de rotor effectivement travaillées. Sans le GNR, qui est à la charge de l’adhérent mais chauffeur et Adblue compris.
Des surfaces qui assurent donc le prix. « Elles sont assez stables, reconnait le président. Nous avons beaucoup de troupeaux de vaches laitières qui se sont mutés en élevage allaitant. Alors on fait peut-être un peu moins de maïs, même si les élevages ont grossit, mais on compense avec l’herbe. »
Expert conduite
D’autant qu’un adhérant possède une unité de méthanisation à une cinquantaine de kilomètres du centre de la cuma. « Là on y réalise un tiers des surfaces fourragères ensilées avec près de 40 heures au rotor d’herbe. À cela s’ajoutent environ 20 ha de céréales et 30 ha de maïs. Ca assure les volumes. Surtout que les terres sont saines, il peut pleuvoir un jour, le lendemain, on peut retourner dans la parcelle. »
Pour la conduite, la cuma peut compter sur Pascal Monchet, fidèle adhérent de la cuma, qui connait la machine comme sa poche. Il fait un point d’honneur à être à son poste. Et s’il ne peut pas, il ne laisse la machine qu’à son fils. C’est lui qui l’entretient, l’adapte à la culture ensilée et établit les plannings de la récolte. Une machine qu’il connaît comme sa poche. La preuve en est, il n’a pas besoin de caméra pour gérer la goulotte.
Un chantier qui dépote
« Pour les fourrages, l’adhérent appelle Pascal Monchet avant de faucher, explique Hervé Leclercq. En revanche, pour le maïs, on essaye d’établir un planning selon les souhaits des adhérents, la maturité des maïs et la localisation des parcelles. Pour cela, on se réunit trois semaines avant la grosse période. » Le but ? Que le chantier avance car chaque adhérent est responsable du débit et de la qualité du chantier. Entendez par là qu’il doit mettre à disposition suffisamment de bennes.
Car il faut suivre. La machine est puissante et peut ensiler jusqu’à 6 ha/h. Bien plus que celle précédente. « On me l’a prêté pour une démo. Et forcément quand on vous donne un cheval de course et qu’on se retrouve sur un poney ensuite, on a envie de changer, avoue le chauffeur. Elle passe partout quel que soit la régularité des andains. Avec ses quatre roues motrices, pour les récoltes en conditions humides, il n’y a pas de problèmes. »
Un entretien méticuleux
Outre sa puissance, son équipement et son confort plait au chauffeur. « Elle pèse tout, ajoute t-il. La machine est équipée de capteurs de rendements, de taux de matières sèche. On peut alors décider s’il faut couper plus ou moins finement, on connait le tonnage récolté. » Des capteurs qui ne semblent pas altérer la fiabilité de la machine.
Forcément, un si beau joujou, ça s’entretient. « Tous les jours je ne passe qu’une demi-heure à souffler et graisser la machine, estime Pascal Monchet. Par contre, lorsque je change les 24 couteaux, une journée est nécessaire. Je prévois deux ou trois jours pour modifier les réglages et organes de l’ensileuse. »
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