[Ensilages 2026] Lancements imminents

Partager sur
Abonnés

[Ensilages 2026] Lancements imminents

La campagne d’ensilage 2026 promet d’arriver rapidement (©Entraid).

Les premiers maïs sont bientôt prêts à être un peu partout en France. En plus de pénaliser les rendements et la production d’amidon le stress hydrique accélère le calendrier des groupes d’ensilage.

Le stress hydrique, par la combinaison d’un manque de pluviométrie et des trois périodes de températures caniculaires, affecte le développement des maïs fourragers. D’une part, il pénalise le potentiel de rendement. Au niveau des dates d’arrivée du stade optimal de récolte (32 % de matière sèche), Arvalis annonce d’autre part : « Les récoltes s’engagent franchement sur la première quinzaine du mois d’août. » Le point sur les prévisions d’ensilage 2026.

Des récoltes extrêmement précoces déclenchées par un stress hydrique intense

En effet, une dernière cartographie s’appuyant sur les observations du terrain combinées aux prévisions météorologiques des prochains jours confirme l’extrême précocité de cette campagne 2026 d’ensilage du maïs.

Au 20 août 2026, les récoltes devraient avoir commencé dans quasiment tous les secteurs. Les pointes bretonne et cotentine, ainsi que les hauteurs entre Drôme et Ardèche, constituant les principales exceptions.

prévisions dates ensilage du mais

Carte de prévisions des débuts d’ensilage du maïs actualisée le 23 juillet 2026 (©Arvalis – Météo France).

À l’inverse, les ensilages devront être lancés dès fin juillet dans la Vienne, l’Indre, le Limousin. Idem autour du Marais Poitevin. À l’extrême « dans les situations les plus pénalisées », les observateurs rappellent : « Des ensilages de maïs ont déjà pu être réalisés depuis le début du mois de juillet 2026. »

Une visite de chaque parcelle est indispensable avant de prendre la décision d’ensiler

Si les prévisions renseignent sur la période à laquelle les cultures les plus précoces atteindraient le stade optimal pour leur ensilage, le communiqué d’Arvalis du 24 juillet 2026 insiste : « Il revient à chaque éleveur de vérifier l’évolution de ses maïs en observant en cœur de parcelle : le gabarit des plantes, l’état du feuillage, la présence d’épis plus ou moins fécondés ainsi que l’avancement du grain. » Le conseil est d’autant plus indiqué qu’en situation de stress hydrique marqué, le taux de matière sèche du maïs évolue très rapidement. Or, « les modèles prennent mal en compte cette évolution. »

À la date du communiqué, les floraisons se terminent dans les situations les plus tardives. De leur côté, les plus précoces atteignent le stade limite d’avortement des grains (Slag). C’est à partir de ce stade qu’un diagnostic sur le nombre de grains devient fiable. « Au-delà du Slag, les grains deviennent moins sensibles à l’avortement », explique Anne-Sophie Colart, animatrice de la filière maïs fourrage. L’ingénieure Arvalis poursuit : « Mais un déficit en eau durant cette phase diminue le remplissage des grains, accélère le dessèchement des feuilles et des tiges et avance la maturité de la culture. »

Sans grain, pas d’amidon, mais de l’énergie tout de même espérée

Une part non négligeable des maïs 2026 se seront ensilés sans grains. Toutefois, la publication termine sur une bonne nouvelle qui nuance le triste tableau. En l’absence de grains, lorsque la digestibilité des fibres reste bonne, « la valeur UFL de ce type de maïs ne décroche pas significativement. » Le commentaire s’appuie notamment sur des prélèvements réalisés en stations expérimentales Arvalis, lors d’années sèches.

« Il a été constaté que pour des maïs plus ou moins stressés et à des stades plutôt précoces, la digestibilité des fibres est plutôt correcte et surtout non dépendante du niveau de dessèchement des feuilles. » Ainsi, la valeur énergétique du maïs fourrager réside habituellement dans l’amidon. La qualité énergétique de ces maïs stressés aura une origine différente, intégralement dépendante de la digestibilité de l’appareil végétatif.

Carte stress hydrique

Très peu de régions ont pu bénéficier de précipitations depuis la floraison. Le stress hydrique continue de se creuser sur l’ensemble des parcelles de maïs fourrager (©Arvalis – Météo France).

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

Moisson 2026, c'est parti !

◉ En direct
Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer