La floraison du maïs sera précoce, prévient Arvalis le 3 juillet. Un communiqué de l’institut invite ainsi les cultivateurs de maïs fourrager à préciser leur date de récolte optimale. Déjà ! Après des semis qui se sont lancés tôt et des températures élevées depuis, le résultat est sans surprise. La maturité des maïs 2026 s’annonce en avance sur les repères habituels.
Estimer sa date de récolte
Repérer la date de la floraison femelle constitue une aide précieuse pour anticiper la date d’ensilage optimale. Les experts incitent donc les agriculteurs à visiter leur parcelle au moment opportun, c’est-à-dire lorsque les premières panicules sortent au sommet des plantes. En effet, cette floraison mâle précède de quelques jours la floraison femelle. C’est cette dernière qui permet d’avoir une première estimation de la période optimale de récolte.
On estime qu’une parcelle est fleurie quand au moins 50% des plantes présentent au moins une soie. Selon la précocité de la variété, il faudra ensuite cumuler entre 560°C et 750°C (en base 6-30°C) pour arriver autour du stade 32-33% de matière sèche (MS), soit 45 à 70 jours selon les régions et le climat.
Arvalis conseille en outre de profiter de ces visites de plaine pour diagnostiquer l’état des cultures. En effet, les maïs sont mis à rude épreuve cette année. « Les températures qui dépassent les 36°C pendant plusieurs jours consécutifs accentuent fortement le besoin en eau des plantes », indique la publication. En même temps elle rappelle le déroulé météorologique de ce début de cycle 2026, déjà marqué par deux épisodes caniculaires avant la fin du mois de juin.
Soie sortira ? sortira pas ?
« Plus que les températures élevées, c’est l’absence de précipitations dans de nombreuses régions qui alerte en creusant le stress hydrique. Lorsqu’il est présent, il peut déjà impacter le rendement. » Le stade floraison est en effet particulièrement sensible au stress hydrique. Un retard de floraison femelle en est un symptôme caractéristique. Mais à l’extrême cela peut cela peut conduire à des défauts de fécondations des épis voire à une absence d’épis.

De la Normandie aux Pays de la Loire particulièrement, la fraîcheur de début mai a exposé les maïs aux attaques de géomyza. De nombreux re-semis ont eu lieu, aboutissant à une grande variabilité des stades de culture intra-régionale (©Entraid).
Ces cas les plus graves peuvent inciter à avancer les dates d’ensilage afin de valoriser au mieux la valeur alimentaire de la plante. « Il est indispensable de réaliser le diagnostic au ‘stade limite d’avortement des grains’, soit 250°C (base 6-30°C) soit 10 à 15 jours après la floraison femelle », préconisent les experts.
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