[Moisson 2026] Une cuma rassurée face au risque de feu

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[Moisson 2026] Une cuma rassurée face au risque de feu

La moissonneuse de la cuma l'Amicale de Foussais-Payré se déplace sous l’escorte des remorques, pour le grain, mais aussi de la tonne chargée d’eau, pour la sécurité (©cuma l'Amicale).

Pour des réactions efficaces sur le terrain, les pompiers de Fontenay le Comte sont intervenus plus d’une heure en salle le 17 juin 2026. L’assemblée générale de la cuma l’Amicale a abondamment arrosé les adhérents de bons conseils en matière de prévention et de réaction face au départ de feu.

À la moisson, par temps chaud cette année, l’intervention de prévention était encore fraîche dans les têtes des adhérents de la cuma l’Amicale de Foussais-Payré. Aussi, la cuma et ses deux salariés ont pu adopter naturellement les bons conseils des pompiers professionnels qui se sont déplacés à l’assemblée générale du 17 juin. En effet, les responsables de la coopérative avaient sollicité la caserne de Fontenay-le-Comte. Les capitaines capitaine Vincent Poupleard (service prévention) et Thomas Gonzales (service formation) ont ainsi évoqué les bons réflexes à adopter face au risque d’incendie dans les champs, mais aussi autour des toitures agricoles photovoltaïques. Retour sur les conseils lors de la moisson et le risque incendie.

Pas d’eau sur les fils électriques

« Nous avons une centrale de 100 kWc à la cuma et un quart de la quarantaine d’adhérents dispose aussi d’installations de 100 à 500 kWc », explique Adrien Guitton, le président de la cuma. « Il y a un risque élevé avec ces équipements. C’est important de savoir réagir et de mettre en œuvre les bons moyens pour limiter les dégâts. »

Les experts soulignent tout d’abord l’importance de placer les ondulateurs à l’écart des édifices, avant de lister les bons réflexes : disposer d’un extincteur à mousse CO2 à proximité des fils, et surtout, en cas de départ de feu dans les installations électriques, ne pas arroser.

Moisson et risque incendie : l’action précoce et l’aide des agriculteurs sont efficientes

« François Ragot est associé d’un Gaec adhérent de la cuma. Il est aussi chef des pompiers volontaires de la caserne de la commune. C’est lui qui a fait le lien et facilité cette initiative pertinente », poursuit le responsable.

Valérie Chaillou, la trésorière adjointe de la coopérative, acquiesce et souligne : « Ce fut un temps très intéressant, d’autant plus dans le contexte des chantiers de moissons et avec la météo que nous avons eu ensuite. L’idée était plutôt de nous rassurer et d’encore mieux nous préparer pour réagir. »

Les capitaine de la caserne de pompiers de Fontenay-le-Comte interviennent à la cuma l'Amicale

Au centre de la photo et de g. à d. : Vincent Poupleard (service prévention) et Thomas Gonzales (service formation), capitaines venus de la caserne des pompiers de Fontenay-le-Comte, intervenaient à l’AG du 17 juin 2026 (©cuma l’Amicale).

La lutte se gagne grâce à la coordination

Les tonnes pleines d’eau et autres déchaumeurs attelé prêts à suivre la batteuse sur ses chantiers n’ont rien de décoratif. « Les capitaines nous ont bien confortés sur le fait que nos interventions précoces sont très efficientes face aux départs d’incendie », retient la responsable.

La cuma l’Amicale en avait fait étalage quelques semaines plus tôt. « Notre faucheuse avait déclenché un feu dans le champ de foin andainé d’un voisin. » Au final, 1,5 ha avait brûlé. Mais sans action en amont de l’arrivée des camions rouges ? « Ça aurait été bien pire. Seulement, nous aurions sans doute été encore plus efficients si nous avions eu une conversation WhatsApp », rapporte Valérie Chaillou. Car dans ces situations, tout se joue sur la coordination.

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