Si les rendements en céréales ont tendance à stagner depuis les années 90, il y a des progrès génétiques des céréales ciblées à ne pas oublier. Ceux-ci permettent d’affirmer qu’il y a bien une progression des rendements de céréales de 0,5 q/ha/an. Ce sont les chercheurs chez Arvalis qui en font la démonstration.
Des rendements de céréales en progression
« Dans nos essais, on remarque une augmentation constante des rendements de céréales, soit 0,5 q/ha/an, affirme Philippe de Cheyron, chercheur chez Arvalis. Toutefois, cette tendance ne prend pas en compte le changement climatique et les contraintes réglementaires. » Ainsi, la recherche génétique en blé tendre se focalise principalement sur la qualité du grain et la résistance de la plante aux maladies foliaires. Ce qui permet de maintenir les rendements.
Et d’illustrer avec la septoriose. « Entre 2005 et 2022, la note moyenne de résistance à la maladie a augmenté de 1,1 point, explique t-il. Cela a permis aux agriculteurs de faire l’impasse sur la première application de fongicides. » Toutefois, l’impasse complète en cas de pression n’est pas recommandée.
De vrais progrès
En orge d’hiver, ce sont les avancées en terme de tolérance à la JNO. La jaunisse nanisante des orges peut être responsable d’une perte de 30 q/ha. Avec une seule molécule disponible, les risques de résistances sont accrus.
En maïs, « les gains de rendements ont été absorbés par le climat changeant, les restrictions d’irrigation et l’arrivée de certains parasites, estime Philippe du Cheyron. Toutefois, le progrès génétique sur la précocité, la tenue de tige, le nombre potentiel de grains par épis permettent une hausse du rendement d’en moyenne de 0,3 q/ha/an. »
L’avenir de cette recherche génétique passe aussi par la capacité que peuvent avoir les plantes à résister aux stress. Qu’ils proviennent du changement climatique ou engendrées par des impasses techniques. « Grâce à l’intelligence artificielle, nous allons pouvoir sélectionner plus rapidement les variétés selon leurs comportements vis à vis des stress, annonce Katia Beauchêne, chercheuse chez Arvalis. Cela nous demande de mieux comprendre les conséquences de manques d’azote ou d’eau en fin de cycle notamment. »
Progrès génétique des céréales : un avenir accéléré
Le choix variétal peut également se faire grâce au développement racinaire des plantes. « C’est un levier pour mieux appréhender les risques, estime Jean-Pierre Cohen, directeur R&D chez Arvalis. À l’image de variétés de blé qui compensent mieux une perte d’épis. Ou pour le maïs qui résiste mieux au stress thermiques à la floraison. »
Toutefois, certains critères peuvent être antagonistes et complexifie la tache.
Enfin, pour performer, les NTG vont permettre d’accélérer la sélection des variétés performantes selon de nombreux critères.
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