Dans les Hautes-Alpes, une politique d’investissement en héritage

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Dans les Hautes-Alpes, une politique d’investissement en héritage

Damien et Daniel Céard, président et ancien président de la cuma. Avoir des matériels performants pour rester attractifs : c'est la politique d'investissement de la cuma de Chabrières, dans les Hautes-Alpes. (©H. Saveuse)

Dans les Hautes-Alpes, la cuma de Chabrières reste fidèle depuis le début à sa politique de renouvellement du matériel : une bonne revente et des matériels qui restent performants.

Un renouvellement tous les 7 ans : la règle n’a jamais changé. À Chorges, la cuma de Chabrières, est présidée depuis trois générations par un Céard. À sa création en 1988, c’est Lucien qui a pris les choses en main pour introduire l’ensilage. Puis Daniel a pris la relève jusqu’en 2018 avant que la dernière génération, avec Damien, prenne la place. Mais la présidence de la cuma n’est pas la seule chose dont on hérite, puisque depuis qu’elle existe, la cuma de Chabrières renouvelle également son matériel tous les sept ans. « C’est le seul moyen pour garder un prix de revente correct », juge Daniel Céard, l’ancien président. « Lorsque nous avons acheté notre nouveau tracteur Massey Ferguson de 150 ch pour 125 000 €, nous avons obtenu une reprise de 53 000 €, ce n’est pas neutre », estime-t-il, arguant que le tarif horaire reste maîtrisé à 17,20 €/h HT sans le GNR.

Rester performant pour être attractif

Un renouvellement du tracteur tous les 7 ans

Comme les autres matériels, le tracteur de la cuma est renouvelé tous les sept ans. Le tarif reste maîtrisé à 17,20 €/h, sans le GNR. (©Entraid)

Cette stratégie permet également à la cuma d’éviter les pannes « et d’avoir du matériel toujours performant. De cette manière la cuma reste attractive », appuie, à son tour, Damien Céard, président depuis 2018. « Sept ans, c’est le temps moyen d’amortissement, sinon la soulte est trop grande », juge-t-il.

Avant de revendre le matériel, la cuma attend que ce dernier atteigne les 3 500-4 000 heures. « Nous changeons tous les ans une partie des matériels car ils n’ont évidemment pas été acquis au même moment », précise le président de la cuma, qui ajoute que seules les bennes, les rouleaux ou les semoirs à grain ne suivent pas ce rythme. Il estime en effet que l’entretien est souvent suffisant.

On garde le cap avec un renouvellement tous les 7 ans

La hausse du prix du matériel n’inquiète pas la cuma. « C’est vrai que nous avons subi une hausse de 30 % en deux ans mais nous n’envisageons pas de changer notre stratégie. D’autant plus qu’elle est tout à fait acceptée par l’ensemble des adhérents. Les règles sont claires dès le départ, elles font partie de l’engagement et ne sont pas contestées », conclut Damien Céard.

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