Président de la cuma de Céans, dans les Hautes-Alpes, depuis sa création en 1988, Thierry Martin estime que le renouvellement du matériel doit s’adapter à son usage. « Notre cuma est constituée de petites exploitations comprises entre 30 et 50 hectares. Comme le matériel ne fait pas beaucoup d’heures il ne sert donc à rien de le renouveler à tout bout de champ. Il peut être aussi intéressant de le reconditionner », assure-t-il. « Notre objectif est d’avoir un plan de charge optimal. Je considère que nous l’avons », complète-t-il en qualifiant, dans un sourire, sa politique d’investissements de « gestion à vue ». Uu point sur la gestion de matériel en cuma.
L’état du matériel guide les investissements
Le tracteur Fendt Vario, acheté en 2002, comptabilise aujourd’hui 8 000 heures de travail et ne fait qu’environ 300 h/an. Il est accessible pour moins de 10 € de l’heure. Quant à la presse Claas elle ne réalise que 840 bottes. La pelle mécanique de 14 tonnes ne fait que 55 h/an. La faucheuse 127 ha/an. « Nous sommes aujourd’hui dans une phase de réduction des investissements car la plupart des exploitations ont atteint leur vitesse de croisière, constate-t-il. C’est l’état du matériel qui guide nos investissements. On change les pièces d’usure si besoin. »
Le matériel d’occasion privilégié
Et quand il faut vraiment changer les machines, la cuma de Céans s’appuie principalement sur l’achat d’occasion. Pour trouver son bonheur, Thierry Martin consulte les plateformes d’achats en ligne comme Le Bon coin ou Agriaffaires. Selon lui, le plus grand investissement à faire en cuma c’est surtout le lien social. Car « le modèle cuma, c’est avant tout l’échange, le partage et l’entraide ». Pour favoriser cette dernière, le président a même mis en place une indemnisation pour le stockage et l’entretien du matériel.
Pour l’heure, la politique d’investissement n’est pas remise en cause par les adhérents, d’autant qu’elle permet à la cuma de disposer d’une trésorerie confortable avoisinant les 60 000 €. Charge aux potentiels futurs présidents d’en proposer une nouvelle s’ils le souhaitent à l’avenir puisque Thierry Martin sera renouvelable l’an prochain.
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