Salarié de cuma : « Le plus important c’est la considération et la bonne entente »

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Salarié de cuma : « Le plus important c’est la considération et la bonne entente »

Pour Davy Nely, salarié du groupement d'employeur de la cuma Au Bon Fourrage, les meilleurs moments sont les gros chantiers comme l'ensilage. (©Entraid)

À 23 ans, Davy Nely est salarié du groupement d’employeurs de la cuma Au Bon Fourrage dans le Puy-de-Dôme depuis pratiquement deux ans. Une expérience enrichissante avant une prochaine installation.

Davy Nely est salarié de la cuma Au Bon Fourrage. Autonome et débrouillard, il s’entend bien avec les agriculteurs chez qui il travaille. Il en profite pour acquérir des connaissances qui vont lui être fort utile pour son installation prochaine en tant qu’éleveur.

Comment fait-on le choix de travailler dans l’agriculture ?

J’avais un grand-père qui était céréalier et mon père faisait pas mal de saisons pour les ensilages et la moisson. J’ai aussi un peu vécu sur une exploitation agricole. Au niveau formation, j’ai commencé par un CAP en apprentissage dans une exploitation de vaches laitières. J’ai continué avec un bac pro CGEA, toujours avec une spécialisation lait.

Pourquoi vouloir travailler dans une cuma ?

Cela s’est fait par du relationnel. Mon père connaissait le président de la cuma. À cette époque, j’étais apprenti. Le choix du groupement d’employeurs c’est la diversité des travaux. Je ne fais jamais la même chose. Je travaille sur deux exploitations durant la semaine. Suivant les périodes, je conduis aussi le matériel de la cuma, comme l’ensileuse ou la presse cubique.

Davy Nely, salarié d'une cuma du Puy-de-Dôme.

Davy Nely, salarié du groupement d’employeurs de la cuma Au Bon Fourrage, apprécie l’autonomie de son poste. (©Entraid)

Quelles sont les qualités principales pour travailler dans une cuma ?

Pour travailler dans une cuma, je pense qu’il faut être autonome, débrouillard et ne pas avoir peur de grand-chose. Il faut pouvoir réaliser l’entretien sur les matériels. En tant que salarié, j’ai aussi un rôle de prévention concernant l’état du matériel. On doit pouvoir alerter les responsables des matériels sur les pièces qui doivent être remplacées. Il est aussi indispensable de savoir se repérer car j’interviens sur de nombreuses parcelles et il ne faut pas se tromper. Les meilleurs moments, ce sont les gros chantiers d’ensilage car il y a du mouvement et des responsabilités. L’hiver, c’est plus calme.

Bientôt deux ans dans la cuma. Qu’est-ce qui fait qu’on reste ?

Il y a plusieurs éléments qui sont : la diversité du travail, la rémunération et la bonne entente. Je pense que l’entente et la considération sont les plus importants. Il est nécessaire que le courant passe avec les adhérents et c’est ce qu’il se passe. D’un autre côté, il faut être à l’écoute de leurs besoins, comprendre comment ils veulent que le travail soit réalisé. Je trouve qu’ainsi il y a un respect mutuel. C’est très appréciable et aussi très important pour se sentir bien dans son travail. C’est même pour moi plus important que le salaire mais comme j’ai les deux, tout va bien. Le pire serait de venir tous les jours au travail en stressant.

Des projets pour l’avenir ?

J’attaque un projet d’installation. Je reprends une exploitation en céréales avec en plus un projet pour un élevage de moutons. C’est une petite exploitation qui ne me permettra pas d’avoir un revenu suffisant donc je reste aussi salarié de la cuma. Cette étape n’était pas prévue aussi rapidement mais parfois il faut savoir sauter le pas. Le fait d’avoir travaillé chez plusieurs adhérents, c’est une aide pour l’installation. Il y en a qui parlent facilement et qui expliquent comment ils travaillent. D’autres s’expriment moins mais on peut observer. C’est une mine d’informations, on apprend tous les jours.

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