La moisson en intercuma est une solution intéressante quand les surfaces à récolter évoluent. Exemple avec le regroupement des activités moisson des cuma la Venillys et l’Evel, dans le Morbihan, qui ont mené à la création, fin 2025, de la cuma Ar bro evel. Dans les deux cas, le prévisionnel de surfaces était en baisse. L’enquête auprès des adhérents d’un des deux groupes révélait même une chute de plus de 35 % par rapport à la récolte 2023 (voir graphique ci-dessous).
Une batteuse en remplace deux
Face à cette réalité, les conseils d’administration des deux coopératives voisines ont décidé de sécuriser leur service. Une automotrice de chaque groupe a donc été revendue pour financer l’achat d’une nouvelle machine mutualisée. Leur choix a ainsi permis un renouvellement de matériel qui aurait été difficile autrement. Face à un potentiel de surface de plus de 700 ha avec la récolte du maïs grain, le parc de moissonneuses de la cuma Ar bro evel comprend désormais une Claas Trion 750 et une Claas Tucano 450.

Évolution prévisionnelle des surfaces de moisson (en ha) dans l’un des deux groupes à l’origine de la cuma Ar bro evel (©Cuma Bretagne).
Transferts
Entre Morbihan et Ille-et-Vilaine, l’intercuma Aff-et-Vilaine (Val-d’Anast, 35) existait déjà. Avant une évolution vers la moisson et le pressage en big baller, elle portait des activités de compostage, de lamier ou de houe rotative. Ces dernières ont été transférées à des cuma locales tandis que le pôle moisson se développait à l’initiative de la cuma du Sillon (Guer, 56) et de la cuma de Roche (Langon, 35). Ici, le potentiel de surface de récolte atteint 900 ha, en incluant le battage du maïs. Les trois automotrices Claas, une Lexion 7500 et deux Lexion 650, intervenaient déjà à Guer dans le cadre d’une copropriété avec une autre cuma. Grâce à ce transfert de machines, le groupe de Langon atteint son objectif de création d’activité.
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