En Haute-Loire, à la cuma du Say, “on ne laisse personne dans la panade”

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En Haute-Loire, à la cuma du Say, “on ne laisse personne dans la panade”

Cyrille Ginhoux, président de la cuma du Say en Haute-Loire.(©Entraid)

À Saint-Jean-de-Nay, on peut découvrir la cuma du Say. Créée en 1984, elle est tout sauf une dystopie. Elle fonctionne en effet très bien avec des adhérents actifs et jeunes. Portée par son président, Cyrille Ginhoux et son bureau, la cuma perdure depuis plus de quarante ans. La raison ? Une solidarité à toute épreuve.

Le groupe de polyculteurs éleveurs de la cuma du Say, dans la Haute-Loire, savent ce qu’est la solidarité agricole. L’histoire de cette cuma, nichée entre vallons, champs et prairies, remonte à 42 ans en arrière. En 1984, six adhérents se réunissent pour ensiler. Petit à petit, le groupe s’agrandit, investit dans une charrue, des épandeurs, des semoirs jusqu’à acheter un premier tracteur en commun en 1998. Comme pour l’équipe de France de Zidane, Blanc ou Deschamps, la clé du succès, c’est le collectif. Aujourd’hui, la cuma prospère, ce dont est très fier Cyrille Ginhoux, son président. « Ça se passe très bien, on n’a pas de soucis particuliers… on s’entend bien ! On a une dynamique positive et stable », affirme-t-il en effet.

L’histoire de la Cuma du Say : 40 ans de solidarité agricole

La solidarité a toujours été LA valeur du groupe souligne le président. « C’est vraiment la solidarité agricole qui prime, l’entraide, le besoin. Il est essentiel de ne pas laisser quelqu’un dans la panade s’il a besoin de matériel ou de quoi que ce soit d’autre. On ne dit pas non, mais on s’arrange, on se débrouille… Bref, on s’entraide. »

Pourquoi cette solidarité est-elle si forte ? Il y a plusieurs raisons. D’abord une raison géographique car tous se trouvent sur le canton de Saint-Paulien. Ensuite, le lien social est maintenu avec des repas, deux par an, notamment lors des ensilages. « On a plein de bons souvenirs ensemble, mais le plus récent c’est quand on a fêté les 40 ans de la cuma, se rappelle Cyrille Ginhoux. Ce moment a marqué tout le monde car on l’a fêté dans le village voisin et toutes les générations étaient réunies autour d’un bon repas. »

Tout cela mélangé fait du groupe, une cuma humaine, prospère et solidaire. Et cette solidarité s’étend jusqu’en dehors du groupe avec une intercuma avec celle de la Durande.

L’avis de l’animatrice de la fdcuma

« C’est une cuma située au milieu de la Haute-Loire, précise Marlène Brisse. Elle possède un noyau dynamique avec la même vision de l’agriculture et de la cuma. Ensemble, ils ont développé un groupement d’employeurs et réalisent énormément de travaux en commun. Leur force, c’est leur vision des choses. C’est une cuma qui n’a pas froid aux yeux pour se lancer dans des projets. Elle est toujours à la recherche d’optimisation afin d’offrir une large gamme de services à ses adhérents, et ce à un prix le plus juste possible. »

Fonctionnement et organisation de la Cuma du Say

  • Types d’exploitations : le groupe s’étend sur près de 5 communes dans la Haute-Loire. C’est une cuma avec plusieurs types d’agriculteurs. Un groupe de 28 adhérents avec en majorité des polyculteurs-éleveurs ;
  • Bâtiment : aucun bâtiment à la cuma ;
  • Engagement : l’entrée se fait par parts sociales (16 % du capital), avec des conditions variables selon le profil de la personne. Un test tracteur à 20 €/h est possible avant engagement, et les nouveaux sont invités aux réunions pour découvrir le matériel ;
  • Tarification : pour l’utilisation des tracteurs, on retrouve un système à 3 tarifs horaires dégressifs selon les heures d’utilisation dans l’année : 0-100 heures : 30 €/h, gazole compris / 100-200 heures : 25 €/h, gazole compris / + 200 heures : tarif le plus bas environ 20 €/h gazole compris ;
  • Nombre de réunions : environ 4 réunions par an. L’assemblée générale en hiver. Et en règle générale, il y a 3 réunions supplémentaires par an selon les besoins (investissement de matériel, problème sur une équipe…) ;
  • Derniers investissements : achat d’un deuxième tracteur et d’un combiné de semis automatique en 2024 ;
  • Utilisation de messagerie instantanée : oui un groupe WhatsApp ;
  • Emploi : 4 employés/salariés au total (dont 1 salarié embauché en 2022).

La cuma du Say en chiffres

  • 28 adhérents
  • 90 000 € de chiffre d’affaires
  • 13 matériels

Trois principales activités

  • Activité lisier : 3 tonnes (14 000 l, 11 000 l et 8 000 l)
  • Activité tracteurs : 2 tracteurs
  • Activité ensilage : 1 ensileuse

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

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