Julien : « Il faut trouver des moyens de semer à moindre coût »

Partager sur

Julien : « Il faut trouver des moyens de semer à moindre coût »

Dans l’Ariège, au Fossat, la FDCUMA 3109 et la chambre d’agriculture de l’Ariège réalisent une démonstration de semis direct et de TCS (technique culturale simplifiée). Plusieurs techniques de semis sont mises en place lors de la demi-journée. ©Entraid Médias

Dans l’Ariège, au Fossat, la FDCUMA 3109 et la chambre d’agriculture de l’Ariège réalisent une démonstration de semis direct et de TCS (technique culturale simplifiée). Plusieurs techniques de semis sont mises en place lors de la demi-journée.

Dans la vallée de la Lèze, on fait rimer semis direct et économie. Réunis pour une journée technique autour du semis direct et des modes d’implantation du blé d’hiver. L’objectif de la journée était d’essayer de limiter les coûts de semis.

Plusieurs outils présentésb

Quatre machines sont montrées, la plupart proviennent de la cuma de Sainte-Suzanne. “La première est le semoir à disques John Deere 750 A. On retrouve le semoir à dents Culti 4000 de Carré. Les autres sont des semis à la volée. L’un est un distributeur d’engrais centrifuge avec un recouvrement avec le déchaumeur à disques Amazone Catros 4002. Le second. Le second est une trémie frontale Duro Eole avec recouvrement lors du même passage avec un Duro Compil de 4 m. », décrit Julien Martin, animateur agroéquipement de la FDcuma 3109.

La présentation des semoirs en vidéo

Un choix de techniques peu perturbatrices du sol

Ces modalités ont été retenues pour montrer des techniques qui bouleversent assez peu le sol, donc sans travail profond. L’agriculteur avait moissonné cette parcelle de blé fin juin. Il l’avait fait suivre d’un couvert d’été multi-espèces (radis, vesce et tournesol)

“L’objectif est de ne pas bouleverser la structure du sol qui est assez bonne. L’agriculteur est d’ailleurs dans une démarche de conservation du sol et de non-labour”, explique l’animateur. Selon lui, ces techniques sont jugées assez économes en énergie, en consommation de GNR, et aussi en temps.

Le semis direct, un outil contre la sécheresse

Avec une année de forte sécheresse, le semis direct peut s’avérer utile lors de l’implantation. « Il peut aider. L’implantation va être correcte si et seulement s’il y a une considération du sol en amont.”, déclare Julien.

Pour rappel, semer en semis direct conserve l’humidité. Quand on ne retourne pas la terre, on évite l’évaporation de l’eau présente en profondeur et on garde plus d’humidité disponible pour les racines que dans un sol labouré. Cela permet une protection par les résidus. Le maintien de la couverture végétale ou des résidus de culture à la surface limite l’impact du soleil et du vent, réduisant le dessèchement de la surface.

Et enfin, le semis direct améliore la structure et la portance. La vie biologique du sol s’améliore, créant des porosités naturelles qui favorisent l’infiltration des rares pluies.

Les limites de ces techniques

Cependant, cette technique de semis n’est pas parfaite. On note un manque de précision, de la perte en termes de semences ou alors des absences de levée à cause de la concurrence, que ce soit avec les adventices, les limaces ou autres, mais il faut surtout le raisonner à la marge.

Le raisonnement repose sur les chiffres du territoire. “Quand on fait 50 quintaux en blé, c’est quand même une année plutôt correcte ici. On va se situer entre 180 et 200 € tonne en moyenne, ça fait 1 000 € de chiffre d’affaires pour un blé à l’hectare. Il faut trouver des moyens de semer à moindre coût tout en atteignant ce volume”, explique Julien Martin.

Ces techniques font économiser un peu de temps et du GNR. Si on ajoute à ça de la mutualisation sur les outils, le prix peut encore baisser.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com.

Dossier exclusif

En savoir plus
Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer