Le robot viticole autonome Atomatika se programme très facilement. Il travaille en pleine autonomie, jusqu’à environ 20 heures d’affilée, et un seul opérateur peut gérer un à quatre robots simultanément. L’intérêt est double : répondre à la pénurie d’opérateurs et éviter l’exposition du personnel aux produits de traitement, un enjeu majeur en viticulture. Le porte-outil est un chenillé de 75 chevaux avec moteur Perkins, relevage arrière d’environ 700 kilos et prise de force classique à 540 tours par minute. Conçu d’abord pour la vigne, il est aussi prévu pour les vergers, voire pour d’autres cultures.
Le robot viticole autonome Atomatika en vidéo
Trois entreprises pour un robot autonome
Le robot repose sur une collaboration de trois sociétés, chacune dans son domaine. La base mécanique vient d’iMac, l’automatisation d’une société spécialisée, et l’équipement de traitement de Friuli. Le projet a déjà quitté le stade du prototype pour entrer en phase d’industrialisation.
Pour la mise en route, l’équipe de l’automaticien assure démonstrations et prestations, puis forme un technicien. Ensuite, en cas de problème, un simple appel suffit : 99 % des cas se règlent à distance, sans intervention physique.
Un investissement de 180 000 € à amortir
Le robot est annoncé aux alentours de 180 000 €. Selon Alain Dario, l’amortissement est rapide dès que l’on possède plusieurs machines : sur quatre engins, trois opérateurs ne sont plus nécessaires, puisqu’un seul peut les gérer. Il cite un client viticulteur, avec 300 hectares, qui a fait ce calcul et rachète deux machines l’année prochaine. Alain Dario précise toutefois ne pas disposer de tous les éléments financiers pour détailler davantage.
Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :




![[Essai] Agxeed : pas plus cher qu’un tracteur et moins gourmand en GNR](https://www.entraid.com/wp-content/uploads/2026/05/agbot-t2-robot-demonstration-normandie-350x197.jpg)
