Pendant que les tonnes conventionnelles attendent un ressuyage des sols plus prononcé, les mètres cubes valsent dans le secteur d’Iffendic. La SCEA Lesvran sollicite le tout nouvel équipement d’épandage sans tonne que sa cuma propose en prestation. « C’est l’intercuma Union Armorique qui porte cet investissement », indique Jean-Marc Roussel. « Essentiellement pour les cuma Agribocage et la Vallée de la Chèze qui comptent plusieurs méthanisations parmi leurs adhérents ». Le montant dépasse allègrement les 400 000 € pour un ensemble qui se compose notamment d’un poste de pompage Odermatt Taurus 300 SX d’un côté, et d’une rampe à pendillards Vogelsang de 24 m de l’autre. Entre les deux, jusqu’à 1,6 km de canalisations souples se déroulent pour acheminer le fertilisant organique vers la culture.
L’épandage en vidéo
200 m3/h en débit instantané avec un seul tracteur
Ce jour-là du digestat transitait dans le tuyau. « L’objectif de l’agriculteur est d’apporter un millier de mètres cube sur ces céréales et cive », relate le conseiller. Sur la matinée, le John Deere 7230R en avait déjà étalé une bonne proportion : « Le débit de pointe dépasse 200 m3/h. » En comptant la mise en route, les changements de parcelle… « le débit moyen pour cette matinée est de 107 m3/h. » Précisons que la prouesse repose sur un seul tracteur affecté à l’épandage.
En effet, le bloc de pompage est autonome avec son moteur de 280 ch. Et tout en restant au champ, l’opérateur commande facilement à distance les débits, pressions, tout comme le rinçage à l’eau ou à l’air de son tuyau… Un avantage de cet ensemble est que l’on peut vider le tuyau en le maintenant sous pression d’air. Cela permet de manœuvrer sans épandre et sans débrancher.
Un tracteur seul dans les champs, relativement léger
Le conseiller calcule surtout que l’unique tracteur à entrer dans les champs « pèse moins de 14 t, rampe de 24 m comprise. »
Pour autant le chantier de la SCEA mobilise en parallèle trois à quatre chauffeurs supplémentaires. Ils alimentent la fosse depuis le site de méthanisation situé à 5 km de là. D’une part, l’intercuma Union Armorique affecte son camion citerne qui tout le reste de l’année assure les transferts de lisier et de digestat nécessaires aux exploitations. D’autre part, les cuma utilisent des tonnes d’épandage déjà présentes et allégées de leur équipement. Comme le résume l’animateur : « L’idée ici, c’est de valoriser l’existant. »
Lancement réussi de l’épandage sans tonne
Indépendamment de cette partie transport, l’intercuma facture sa prestation en fonction du temps et du volume passés. En attendant le bilan et l’établissement des tarifs réels, le provisionnel indique un coût moyen de 3,15 €/m3. « Ce repère est basé sur l’engagement de 20 000 m3 qui a été assemblé au lancement du projet. ; Mais il y a du potentiel pour faire plus », relève Jean-Marc Roussel.
La satisfaction des premières journées conforte l’optimisme des initiateurs du projet : En dix jours d’existence, l’activité avait déjà réalisé un quart de son prévisionnel annuel.
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