Il n’est pas encore 8 heures du matin en Dordogne, et les deux frères sont déjà en plein chantier. Hugo et Jérémy Malemanche enrubannent huit hectares de luzerne. Un enrubannage destiné à l’alimentation de leur élevage familial de bovins. Ici, pas question de traîner : la luzerne n’attend pas. « La fauche a eu lieu avant-hier. Pas de fanage cette fois-ci, la deuxième coupe ne le nécessitait pas vraiment. Il y avait pas grand chose dans cette deuxième coupe parce que c’est une luzerne vieille de 5 ans » explique Hugo. Un chantier important pour le GAEC. Un point sur l’enrubannage de luzerne.
En direct d’un chantier d’enrubannage en luzerne
Une organisation au détail près
L’organisation de l’enrubannage est millimétrée : pendant que l’un roule les balles, l’autre enrubane dans la foulée. Jérémy conduit un Claas Ares 557 ATX et enrubane avec la Vicon BW 1400. De l’autre côté, Hugo utilise un Massey Ferguson 7619 et tire la Kuhn VB3160. Ensemble, ce sont 7 à 8 balles enrubannés en une heure et en tout sur les 8 hectares, 34 balles ont été réalisées.
Si côté matériel tout est réglé comme un coucou, côté temps c’est pareil. « Pour des luzernes, on andaine le matin de bonne heure ou le soir tard pour pas effeuiller. Et pareil le lendemain, pour rouler et enrubanner, le matin avant que ça soit trop chaud. » explique Jérémy.
Enrubannage de luzerne : une situation agronomique défavorable
Le contexte agronomique n’est pas simple cette année. La parcelle travaillée ce matin abrite une vieille luzerne, dont la productivité commence à s’essouffler. Le manque d’eau a aggravé la situation, en particulier sur les zones où la terre est peu profonde « Sur les coins où il n’y a pas trop de terre, il y avait déjà manque d’eau, dès la première coupe, et également sur la repousse.
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