Les agriculteurs ont aussi leur festival de Cannes, avec ces Trophées des cuma 2026. Entraid Médias a dénicher les plus belles initiatives de groupe. Avant de découvrir les lauréats le 9 juin 2026, voici la liste des nominés. Le choix a été difficile, au vu de la qualité des projets. Mais ce fut aussi pour le jury un moment de bonheur : quelle joie de découvrir ces réussites !
Cuma des Moulins (Vendée) : l’entraide agricole connectée

La cuma des Moulins du Lay, à Saint-Martin-des-Noyers (85), allie une équipe salariée, un parc de matériels performants et une culture de l’entraide. Elle est à l’origine de développement d’une application dédiée à la gestion des banques de travail (©Entraid).
La cuma des Moulins du Lay modernise l’entraide agricole grâce au numérique. Pour optimiser sa banque de travail, le groupe a fait développer une application mobile sur-mesure. Cet outil intuitif permet d’encadrer et de fluidifier le partage de main-d’œuvre entre les exploitations adhérentes. Ici, aucune transaction financière n’intervient : le système repose uniquement sur la réciprocité.
Une innovation remarquable qui booste la solidarité sur le terrain et prouve que le collectif sait se réinventer !
Cuma La Pratique (Manche) : un robot de désherbage innovant pour l’élevage
La cuma La Pratique relève le défi de la haute technologie au service de l’élevage. Elle propose à une vingtaine de cuma locales une activité totalement inédite pour entretenir les surfaces herbagères. Grâce au robot Ara d’EcoRobotix, le groupe propose une solution innovante de désherbage ciblé contre les chardons et les rumex en prairies. Ce pari audacieux permet de détruire les adventices avec une précision chirurgicale tout en préservant l’environnement.
Une initiative pionnière qui rencontre aujourd’hui un franc succès auprès des éleveurs du territoire !
Cuma de Saint-Julien (Tarn-et-Garonne) : des tarifs de prestation ultra-compétitifs

La cuma de Saint-Julien, dans le Tarn-et-Garonne, non seulement dispose d’une large palette d’outils mais propose aussi des chauffeurs. (©Entraid)
La cuma de St Julien pousse le sens du collectif à son maximum pour soutenir ses adhérents. Son secret réside dans une offre de services ultra-compétitive, avec des tarifs affichés 30 % en dessous du marché de la prestation. Pour relever ce défi, le groupe s’appuie sur un parc matériel d’une diversité exceptionnelle, capable de répondre à tous les besoins. À cela s’ajoute une équipe de salariés pleinement engagés et réactifs sur le terrain.
Une stratégie ultra-efficace qui redéfinit l’esprit coopératif et s’impose comme un modèle inspirant !
Cuma La Scisséenne (Saône-et-Loire) : une viticulture durable et soudée

Aurélien Gault, David Rousset,Jean-Yves Point et Florian Bonin, administrateurs à la cuma la Scisséenne se retrouvent souvent au bâtiment de la cuma pour échanger lors des vendanges ou pour entretenir le matériel. (©Entraid)
La cuma viticole La Scisséenne démontre que performance environnementale et convivialité font excellent ménage. L’équipe dirigeante a placé la gestion rigoureuse des produits phytosanitaires au cœur de sa stratégie collective. En parallèle, le groupe accorde une importance capitale au bien-vivre ensemble et à la cohésion entre ses membres. Cette double exigence prouve qu’il est possible de concilier exigences techniques et dimension humaine au quotidien.
Une belle réussite qui montre la voie pour une viticulture durable, solidaire et épanouie !
Cuma de Leulenne (Pas-de-Calais) : les copains et lutte contre l’érosion

Les trois copains ont créé la cuma de Leulenne il y a une quinzaine d’années pour s’équiper de matériels nécessaires à l’agriculture de conservation des sols. (©Entraid)
Au sein de la cuma de Leulenne, l’histoire commence par une alliance de terrain entre trois copains engagés. Leur objectif de départ était clair : protéger la structure de leurs terres contre l’érosion et redonner de la vie aux sols. Pour y parvenir, ces agriculteurs ont poussé leur démarche environnementale jusqu’à réduire leur IFT (Indicateur de Fréquence de Traitements) de moitié.
Cette transition réussie prouve que l’on peut allier agronomie, respect de la nature et performance globale. Aujourd’hui, leur dynamique positive et leur engagement portent leurs fruits en devenant contagieux pour tout le territoire !
Cuma des Buthons (Eure-et-Loir) : premier hangar photovoltaïque collectif

Les adhérents de la cuma des Buthons se sont retroussé les manches pour la construction du hangar. (©Entraid)
Implantée en zone dite « intermédiaire », la cuma des Buthons refuse la fatalité et fait preuve d’une résilience exemplaire. Pour relever les défis économiques de leur territoire, ses 36 adhérents ont décidé d’unir leurs forces de manière très concrète. Ensemble, ils ont mis la main à la pâte pour concevoir et ériger le tout premier hangar photovoltaïque du département. Ce projet d’envergure démontre qu’une transition énergétique ambitieuse est possible grâce à la solidarité paysanne.
À la fois dynamique, innovante et profondément festive, cette belle aventure collective récolte tous les suffrages !
Cuma de Chabrières (Hautes-Alpes) : 15 ans de solidarité familiale discrète
La cuma de Chabrières incarne à la perfection les plus belles valeurs de la coopération agricole. Composé d’une vingtaine de membres, ce groupe se distingue d’abord par son ouverture en laissant la porte grande ouverte aux nouveaux arrivants. Cette convivialité n’exclut pas le professionnalisme, puisque la structure cultive une rigueur exemplaire dans son organisation quotidienne. Mais c’est sur le plan humain que la cuma a réalisé son plus grand chef-d’œuvre : soutenir une famille dans la tourmente, en toute discrétion, pendant 15 ans.
Une fidélité et une solidarité à toute épreuve qui font de cette initiative notre grand coup de cœur !
Cuma DCourges (Drôme) : mutualisation d’une chaîne de lavage maraîchère

Les membres de la cuma Dcourges sont nominés aux trophées des cuma 2026. (©Entraid)
La cuma DCourges démontre avec brio que le collectif est un formidable levier de compétitivité. Pour propulser l’activité maraîchère de ses membres, le groupe a investi dans une chaîne complète de lavage et de calibrage de légumes. Cet équipement de pointe permet aux producteurs d’optimiser leur temps et de gagner considérablement en réactivité face aux exigences du marché. En mutualisant un tel outil, la structure sécurise les débouchés économiques tout en renforçant les exploitations locales.
Une démarche à la fois efficace, moderne et rassembleuse qui montre la voie de l’agriculture de demain !
La cuma de Roche (Ille-et-Vilaine) : chantiers de moisson en intercuma

La cuma de Roche ouvrait ses portes aux agriculteurs voisins fin mai. Au premier plan : Angéli Lebreton, Olivier Blin, Paul Letort, Franck Hervé et Julien Colin ont organisé la journée avec Aline Dion-Paillard, animatrice de la fédération des cuma Bretagne (©Entraid).
La cuma de Roche ne manque pas d’audace ni d’idées pour assurer son développement et dynamiser son territoire. Pour casser les codes et attirer de nouveaux adhérents, le groupe n’hésite pas à organiser des opérations portes ouvertes conviviales. Sur le plan technique, la structure affiche une activité débordante, marquée notamment par le lancement d’un chantier de moisson à l’échelle intercuma. En parallèle, de nouvelles prestations de fauche viennent enrichir l’offre de services pour répondre aux besoins des exploitations locales.
Cette impressionnante dynamique de projets prouve que l’esprit coopératif reste un moteur d’avenir incontournable !
La cuma de l’Horizon (Bas-Rhin) : une renaissance grâce au matériel d’élevage

La cuma de l’Horizon regroupe aujourd’hui 10 exploitations adhérentes pour un chiffre d’affaires de 180 000 €. (©Entraid)
La cuma de l’Horizon revient de loin et signe une incroyable histoire de résilience. Alors qu’elle a bien failli disparaître dans les années 2000 suite au déclin de la culture du houblon, la structure a su totalement se réinventer. Pour rebondir, le groupe a opéré un virage stratégique réussi en se tournant vers le matériel d’élevage et les outils de travail du sol. La dynamique s’est ensuite accélérée grâce à des investissements structurants, notamment l’achat d’un tracteur partagé et d’une désileuse automotrice.
Cette modernisation ambitieuse a porté ses fruits en offrant une véritable seconde jeunesse à cette coopérative d’avenir !
La cuma Champagnacoise (Dordogne) : une caisse d’entraide financière originale

Sébastien Reynier, à droite, avec ses collègues cotisant à la Caisse de solidarité et de prêt mutuel Dronne-et-Belle. (©Entraid)
La cuma Champagnacoise prouve que la solidarité locale peut se transformer en un puissant moteur économique. Grâce à la vente de pommes de terre lors de sa fête annuelle baptisée « La campagne a la patate », le groupe a mis sur pied une caisse d’entraide unique. Ce dispositif de soutien financier original a la particularité d’être ouvert à l’ensemble des agriculteurs du secteur, qu’ils soient adhérents ou non. Une telle générosité a créé une dynamique territoriale incroyable, déclenchant une vague de nouvelles adhésions et redynamisant tout le canton.
Cette formidable aventure humaine a même permis de créer des emplois locaux, démontrant que le cœur et l’efficacité font merveille ensemble !





