Les tendances du salon Vi-TIC 2026

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Les tendances du salon Vi-TIC 2026

Outre les robots, le salon Vi-TIC montrait des solutions pour améliorer la production de vin du champ au chais. (©Entraid)

Dans un contexte de crise viticole, le salon Vi-TIC réunissait des pistes alléger les charges et la pénibilité au travail. Notre sélection des nouveautés observées chez les exposants.

Le salon Vi-TIC 2026 s’est déroulé le 7 juillet au château Luchey-Halde, à Mérignac, en Gironde. Pour les cuma viticoles, quelques innovations pourront être intéressantes.

Au chapitre baisse de consommation de GNR, deux produits ont attiré notre attention. Sabi-Agri exposait son tracteur électrique Alpo. Pas une nouveauté, mais le constructeur s’appuie sur 90 machines en service pour annoncer un coût d’entraînement électrique de 1 €/h. De plus, il a augmenté l’autonomie de la batterie de cet automoteur de 15 %, de 41 à 46 kW.

Sabi-Agri Alpo

Sabi-Agri a augmenté l’autonomie du tracteur viticole électrique Alpo de 15 %. (©Entraid)

Les nouveautés du Vi-TIC en vidéo

Economiser le GNR… ou le supprimer

Chez Praysbee, on parle aussi économie de GNR grâce à sa rampe de pulvérisation Wulp Viti. Elle fonctionne sans turbine, permettant un entraînement à la prise de force avec un tracteur entre 1 100 et 1 200 tr/min. Soit jusqu’à 60 % de consommation en moins selon le constructeur.
Ce pulvérisateur avec balais existe depuis 2021. Toutefois, il adopte quelques nouveautés, comme le retour automatique à l’écartement de travail entre les sections de rampes après des manœuvres.
La rampe Wulp Viti s’intercale entre le tracteur et un pulvérisateur déjà existant, ou s’alimente avec la cuve optionnelle présentée ici. Selon les configurations, l’investissement se situe entre 15 000 et 20 000 €.

Praysbee

Praysbee avance des économies de GNR jusqu’à 60 % avec son système de pulvérisation sans turbine. (©Entraid)

Robotique : vers des offres de location

La robotique en viticulture promet des économies de temps et de main-d’œuvre. Les robots peuvent tondre entre les rangs, voire sous les rangs, pulvériser, travailler le sol… Toutefois, le ticket d’entrée reste élevé, ce qui incite certains fournisseurs à proposer de la location. Le Pellenc RX 20 est passé de la pré-série à la commercialisation depuis mars 2026. Compter 150 à 200 000 € pour en acheter un, et 10 000 à 15000 € par outil. Le constructeur français propose de la location sur devis.

robot Pellenc RX20

Pellenc commercialise son RX20 et ses outils depuis mars 2026. (©Entraid)

Pour le reste, pas de grande nouveauté technique dans les machines autonomes exposées. Comme Pellenc, Tecnoma et Yanmar montraient leur robot.
Sabi-Agri aussi, avec son petit SRBC, davantage conçu pour le maraîchage. Il est moins polyvalent pour les travaux de la vigne, mais 5 à 10 fois moins cher que les robots plus conventionnels.

robot SRBC de Sabi-Agri

Plutôt conçu pour le maraîchage, le robot SRBC de Sabi-Agri peut aussi travailler dans les vignes. (©Entraid)

Sécurité au travail

D’autres innovations concernaient davantage la sécurité et le confort de travail. Pour la sécurité, l’entreprise Surus lançait son Surus Connect. C’est un boîtier connecté, porté par un travailleur. Le boîtier, relié à un serveur, détecte si un opérateur a un problème, comme une chute, un choc ou une immobilisation. Selon le concepteur, l’algorithme élimine les alertes intempestives, fréquentes avec des systèmes standard non adaptés au contexte agricole.

boîtiers Surus Connect

Le boîtier Surus prévient s’il arrive un accident à son porteur, sans zone blanche ni alarme intempestive. (©Entraid)

De plus, il élimine les zones blanches, ou hors connexion, grâce à trois modes de communication simultané : liaison satellite, multiopérateur téléphonique et radio longue portée LORA, capable d’émettre à travers des murs épais comme ceux des chais.
En cas d’incident, le Surus Connect prévient les numéros d’urgence. Le tarif annoncé est de 23 ,5 €/boîtier/mois.

Veste réfrigérée

HBR Innovation présentait la veste réfrigérée « Muscle Suit Cool Vest ». Dotée d’un système Peltier agissant comme une glacière, elle crée un flux d’air froid. Deux ventilateurs situés à l’aine évacuent le chaud. Les extrémités sont assez hermétiques pour que le système garde la fraîcheur autour du buste. Le système n’est pas réversible. Autonomie annoncée, 8 heures. Le prix, 430 €.

veste réfrigérée

La veste (ici son intérieur) maintient une température fraîche contre le buste de l’utilisateur. Le système reste léger et fonctionnel. (©Entraid)

Prise de notes automatique

Grapetrack montrait l’OenoT, une application smartphone qui facilite la documentation des opérations culturales. Au travail, l’utilisateur commente les travaux en parlant naturellement.
Le système enregistre, et recourt à l’intelligence artificielle pour retranscrire et structurer un rapport écrit. L’OenoT géolocalise les propos. Il les hiérarchise, par exemple en mettant en évidence des observations d’importance critiques.
Il peut être relié à différentes stations météos, et possède un mode de travail hors-ligne.

application OenoT, de Grapetrack

Au travail, l’utilisateur commente naturellement son travail. L’appli OenoT les retranscrit grâce à l’IA. (©Entraid Médias)

Détection fine des insectes dangereux

Le piège Insect Intel utilise lui aussi l’intelligence artificielle. Attirés par des phéromones, les insectes restent collés sur une surface horizontale surplombée par une caméra. Celle-ci transmet ses images à un serveur, qui les identifie et les compte. Selon les seuils, le système envoie des recommandations par sms et édite des rapports. L’Insect Intel fonctionne en autonomie, alimenté par ses capteurs photovoltaïques. Il demande un maillage d’un piège par hectare, et détecte les cudemis de la vigne, ciccadelles, drosophiles tachetée et cochylis de la vigne. Le concepteur revendique 10 clients dans la Nappa Valley, et cherche des distributeurs en France.

piège avec IA Insect-Intel

Le piège Insect-Intel calcule la pression en insectes ravageurs et émet des préconisations techniques. (©Insect-Intel)

Couverture des vignes

Enfin, des systèmes de couverture étaient présentés. En plus des couvertures Viti-Tunnel déjà connues, l’entreprise Bienesis montrait sa canopée de 3 m d’envergure. Il s’agit de protéger la vigne non seulement contre le gel et la grêle, mais aussi d’éviter le lessivage des traitements et les brûlures solaires. Le système, alimenté par des panneaux photovoltaïques, se déploie automatiquement sur la base d’informations transmises par une station météo. Le constructeur parle d’une rentabilité pour des bouteilles vendues autour de 25 €.

canopée Bienesis

La canopée Bienesis se déploie automatiquement si besoin. (©Entraid Médias)

Pour plus d’information, retrouvez ces informations sur www.entraid.com

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