Il fallait oser, mais la recette a parfaitement fonctionné. À l’Assemblée générale de la fédération régionale des cuma d’Occitanie, le chef de la Représentation régionale de la Commission européenne en France s’est exprimé. Au même titre que Michel Touron, agriculteur gersois accueillant l’événement (et président de cuma), les animateurs de la fédération des cuma Gers Hautes-Pyrénées, le secrétariat général de la fncuma, qui compte dans ses rangs deux agriculteurs, et les partenaires financiers du réseau des cuma d’Occitanie. Le point sur la mutualisation des machines agricoles.
Le réseau des cuma à la conquête de l’Union européenne
La fncuma poursuit en effet un travail de reconnaissance des cuma au niveau européen. « Pour la première fois, le réseau cuma porte des amendements dans le cadre du travail sur la Politique agricole commune« , confirmait ainsi Frédéric Cadieu, secrétaire général adjoint de la fncuma et agriculteur en Centre-Val de Loire.
Tout en précisant que « les cuma ont un intérêt général, mais (que) ce sont des structures qui n’existent quasiment qu’en France ». D’où la nécessité de convaincre et de nouer des alliances avec d’autres acteurs européens, car « les préoccupations au sujet des charges de mécanisation existent ailleurs. »
Des alliances avec les Cercles de machines allemands pour peser sur l’Europe
Lucie Suchet, cheffe du pôle influence et engagement de la fncuma, a complété en indiquant travailler, par exemple, sur un rapprochement avec les Cercles de machines allemands.
Avec Pierre Supervielle, agriculteur et secrétaire général de la fncuma, ils ont posé les ambitions du réseau cuma : que 30 % des machines françaises soient mutualisées en 2050.
La future PAC : le moment idéal pour la mutualisation des machines agricoles
Pierre Loaëc, chef de la représentation régionale de la Commission européenne en France, a pour sa part confirmé que « c’est le bon moment pour porter ses réflexions et agir au niveau de l’Union européenne ». Il a ainsi précisé que « la compréhension est là, » au sein de la Commission européenne, « sur le phénomène de surmécanisation et sur la possibilité de mutualiser« .
S’il a confirmé que « le graal » pour le réseau des cuma serait d’inscrire la mutualisation « dans les textes », « il y a aussi des choses à jouer, de manière plus informelle, dans les recommandations de la Commission européenne aux États membres ».
Les institutions européennes travaillent en particulier sur le statut d’agriculteur actif, a-t-il aussi confié à l’assemblée. « C’est important pour que les aides aboutissent à ceux qui en ont besoin. Mais aussi pour éviter d’avoir des propriétaires oisifs qui bénéficieraient des aides de la politique agricole commune », a-t-il détaillé.
Parmi les partenaires de la frcuma Occitanie, Vincent Labarthe, vice-président à l’Agriculteur à la Région Occitanie, a rebondi en indiquant être « très attentif sur le rapatriement de la valeur dans les exploitations« . Notamment car « trois fonds structurels vont se fondre en un seul », précise-t-il. En revanche, a-t-il souligné, « plusieurs articles de la prochaine PAC sont intéressants, comme le fait que les futures aides pourraient tenir compte des revenus ». Un dossier également suivi de près par la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga.
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