Indispensable quand on débute
Enzo Hebrard, salarié de la cuma de Coubisou dans l’Aveyron a suivi cette formation l’année dernière. « Il y a 2 ans la cuma s’est lancée dans une activité moisson avec l’achat d’une moissonneuse d’occasion New Holland CSX 7050 avec correction de dévers. La première année c’est un collègue qui m’a donné les bases parce que je n’avais jamais conduit de moissonneuse. » La formation était la bienvenue avant d’attaquer la seconde campagne. « Cela permet d’avoir des bases de réglage suivant les cultures et de pouvoir les affiner plus rapidement. Savoir aussi sur quel organe agir suivant les besoins. Ensuite il y a moins de tâtonnements quand on est en situation. La formation permet d’acquérir des repères. Réaliser cette formation avec d’autres salariés de cuma plus expérimentés permet de glaner des astuces, profiter de leur expérience. »
Revoir les bases pour être plus performant
Gaetan Fabre et Félicien Guibert sont salariés de la cuma de Séverac dans l’Aveyron. Ils récoltent chaque année 600 ha (principalement orge et blé) à l’aide de deux moissonneuses-batteuses Claas Trion 530. « La formation permet de revoir les réglages de base. C’est plus facile d’apprendre et de retenir les explications de cette manière plutôt que de rentrer dans la notice de la machine. » Pour les 2 chauffeurs, la moisson est une étape clé pour les adhérents de la cuma. La récolte doit être impeccable avec des exigences sur la propreté du grain. « Il faut aussi veiller à la bonne qualité de la paille car c’est important pour les adhérents. Pour cela la formation nous a permis d’avoir quelques solutions. » Pour les chauffeurs, la formation n’a pas permis de gagner en débit de chantier mais plutôt d’améliorer la finesse des réglages suivant les conditions rencontrées.

La formation moissonneuse-batteuse permet aux chauffeurs d’affiner leurs connaissances pour gagner en performance.(©Entraid)
Adapter le matériel suivant les besoins
Dans le Tarn, Sébastien Paris est salarié de la cuma d’en Salvage depuis 25 ans. Avec une John Deere T550, il récolte chaque année environ 600 ha composés de 90 % de céréales à paille, un peu de pois, du sorgho, maïs, tournesol et soja à l’automne. La dernière formation qu’il a suivie était l’année dernière. « C’était surtout un moyen de rencontrer d’autres chauffeurs avec la même expérience pour partager des trucs et astuces. » Mais la formation la plus marquante était il y a une dizaine d’années après déjà 15 ans d’expérience. « Cette formation a permis de modifier et d’améliorer considérablement la bonne alimentation de la machine. Lors du remplacement des battes du batteur, nous avions remarqué que l’usure était effective uniquement au milieu. C’était le signe d’une mauvaise alimentation de la machine. Le conseil a été d’enlever un peu de longueur de la spire de la vis sans fin afin d’alimenter la machine sur toute la largeur du batteur. J’ai aussi rajouté des doigts escamotables sur la vis. » L’autre conseil était de ralentir la vitesse de la vis d’alimentation de la coupe. « Pour cela nous avons remplacé un pignon par un modèle plus grand. Nous avons aussi augmenté la distance entre la vis et le fond de la coupe. Toutes ces modifications ont permis une meilleure alimentation de la machine. Nous avons gagné un peu en débit de chantier, la machine n’avale plus de paquets mais surtout la qualité de récolte s’est améliorée avec des réglages plus faciles à mettre en œuvre. »
Comprendre le fonctionnement de sa moissonneuse-batteuse
Eric Canteneur est conseiller machinisme pour l’Union des cuma des Pays de la Loire et intervient comme formateur pour la conduite des moissonneuses-batteuses. « L’intérêt de cette formation est déjà de découvrir la base de la moissonneuse – batteuse avec le circuit du grain et de la paille. Comprendre aussi que globalement toutes les machines fonctionnent de la même manière. La formation n’est pas en place pour donner des recettes toutes faites. Elle permet de comprendre la logique de fonctionnement de la machine. En cas de problème on sait ainsi d’où il vient et sur quel organe agir pour le résoudre. »
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