Le drone, comment choisir son nouveau compagnon ?

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Le drone, comment choisir son nouveau compagnon ?

Chaque drone répond à un usage, la polyvalence de ces outils reste limitée à cause de la réglementation. (© Entraid-LD)

Lors de sa journée Cumatech drones organisée par la fédération départementale des cuma des Ardennes, les participants ont pu découvrir les différents drones dédiés à leur activité.

Acheter un drone pour s’alléger de certaines tâches en agriculture peut paraître une bonne alternative. Et les missions à déléguer ne manquent pas au sein d’une exploitation : semer les couverts, lâcher des trichogrammes, repérer les adventices ou dégâts dans les cultures, faire de la pulvérisation ou encore reconnaitre des maladies dans des zones hors de vue… « Pour ces usages, la cuma de Brevilly se posait la question d’investir dans un drone », relate Claire Cosset, animatrice à la fdcuma des Ardennes. Une journée technique a alors été organisée, histoire d’y voir plus clair.

L’utilisation guide le choix d’un drone en agriculture

Ce 25 juin, les participants ont pu découvrir la réglementation autour des utilisations de drone. Car les drones agricoles présentent des caractéristiques techniques adaptées aux travaux agricoles. La largeur de travail peut aller de 9 à 11 m, la vitesse entre 10 à 20 m/s pour obtenir un débit de chantier d’environ 1 ha/min. Les drones peuvent monter jusqu’à 3 mètres de haut. En revanche, leur efficacité dépend souvent moins de la batterie que de la logistique.

L’investissement dépend fortement du type de drone et de son niveau d’équipement. Ainsi, un drone de 5 kg peut coûter environ 9 000 € (sans caméra), un de 50 kg, environ 24 000 € non équipé et jusqu’à 37 000 € équipé. quant au drone de 100 kg, là le billet est plus important avec un investissement d’environ 75 000 € équipé.

Déléguer l’utilisation

Mais il existe également des prestations pour faciliter l’usage et rendre certaines tâches plus abordables. Les tarifs annoncés par la société présente ce jour-là vont de 10 à 15 €/ha pour un épandage classique : 10 à 15 €/ha et de 20 à 25 €/ha pour les lâchers de trichogrammes qui demandent une logistique plus complexe.

Outre le coût, l’utilisation des drones agricoles est fortement encadrée par différentes demandes d’autorisations. Au préalable, le pilote doit faire une réalisation obligatoire d’une analyse de risques (PDRA) et demander une autorisation spécifique (SORA) pour chaque parcelle déclarée. Attention, il faut compter un délai de six mois pour les obtenir. Leur coût varient de 3 000 à 5 000 €. Enfin, chaque intervention doit être déclarée, avec une traçabilité stricte des opérations. Certaines autorisations sont limitées dans le temps (jusqu’à 7 jours).

Ça ne s’improvise pas

Une assurance est également obligatoire, incluant la responsabilité du dirigeant et du télépilote. Les drones sont par ailleurs équipés d’une boîte noire en cas d’incident.

L’utilisation d’un drone ne s’improvise pas. Car l’agriculteur doit réaliser un diagnostic parcellaire préalable avec l’utilisation d’outils numériques (type MesParcelles). « Cela implique des difficultés d’intervenir sans anticipation ou à la dernière minute, fait remarquer l’animatrice. D’autant que les conditions météo sont similaires à celles d’un pulvérisateur classique. »

Formation et modèle économique

Par ailleurs, une formation spécifique d’environ une semaine est nécessaire pour piloter ces équipements.

Cependant, le développement des drones agricoles semble aujourd’hui particulièrement adapté aux cuma qui peuvent porter les démarches administratives (SORA) ou faire appel à des prestataires pour la réalisation des travaux.

L’usage d’un drone repose sur trois piliers essentiels : une organisation rigoureuse, une anticipation des interventions et le respect d’un cadre réglementaire strict.

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