Battage de maïs : « L’année ne sera pas exceptionnelle »

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Battage de maïs : « L’année ne sera pas exceptionnelle »

Dans le Pays basque, à la cuma de l’Amikuze, c’est l’heure des chantiers de battage de maïs. Sur les premiers hectares, le rendement n’est pas au rendez-vous. ©Entraid Médias

Dans le Pays basque, à la cuma de l’Amikuze, c’est l’heure des chantiers de battage de maïs. Sur les premiers hectares, le rendement n’est pas au rendez-vous. Reportage.

À Masparraute, on retrouve Bernard Chohobigarat. Depuis 4 ans, il est le président de la cuma Amikuze. Sur les 210 adhérents de la cuma, près de 70 font partie de l’activité battage de maïs en cuma. En tout, ils récoltent près 1 150 hectares avec les trois machines du parc. Près de 150 hectares de céréales à paille, 800 de maïs et le reste de soja et de tournesol. Une année difficile pour les cultures. « Les rendements ne sont pas très bons en ensilage. Concernant les maïs non irrigués, ça va tourner de 40 à 60 quintaux. Même l’irrigué, ce n’est pas le rendement des autres années. On aura entre 120 et 130 quintaux », décrit le président. Cette année va laisser des traces pour Bernard. Si le maïs est fortement ancré dans la région, le tournesol ou le soja se développent de plus en plus.

Le battage de maïs en cuma en vidéo

Des semis plus tardifs, synonymes de meilleurs rendements !

battage de maïs

Dans le Pays basque, Beńat Biscay s’occupe de récolter la parcelle d’un adhérent. ©Entraid Médias

À travers les nombreux parcellaires à battre, les cumistes ont pu observer une chose : l’inégalité des rendements en fonction de la période de semis.

« À priori, les semis qui ont été faits après le 20 mai sont meilleurs que ceux d’avril. Il y a eu une période de trois semaines, un mois de pluie entre le 20 avril et le 20 mai. C’est mince, mais c’est beaucoup mieux. Ça se sent et il y aura plus de rendements », déclare Beńat Biscay, salarié à la cuma. Malgré cela, Beńat l’affirme, « l’année ne sera pas exceptionnelle.»

Une activité battage de maïs en cuma organisée et bien équipée

Dans la cuma Amikuze, sur les 210 adhérents du groupe, près de 70 font partie de l’activité battage. Ils bénéficient de trois moissonneuses-batteuses : deux Claas et une New Holland. La cuma facture  130 €/ha avec les jambes de maïs broyées. Dans ce prix, tout est compris. On retrouve l’entretien, le chauffeur ou encore le GNR.

En parallèle, la cuma met à disposition des adhérents une activité pour amener la récolte aux coopératives. Pour que ce soit possible, 5 tracteurs et 6 remorques sont disponibles. Avec une cuma voisine, les adhérents peuvent mobiliser un sixième tracteur. Les tracteurs coûtent 35 €/h, sans compter le GNR et la main-d’œuvre. À la cuma Amikuze, 3 salariés à plein temps en CDI aident les adhérents. Un chiffre qui peut gonfler à 6-7 en saison estivale.

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