Avant toute chose, cette vidéo sur le fait d’adapter ses charges de blé tendre est tirée de l’article de Perspective agricole du mois de septembre.
Les explications pour adapter ses charges de blé tendre en vidéo
Premier levier à activer : diminuer la protection des cultures
Premier réflexe en cas de baisse des cours : réduire la protection des cultures. Une piste pertinente, à condition de raisonner au cas par cas. En fongicide, l’objectif n’est pas d’obtenir le programme le moins coûteux, mais celui qui maximise la marge. Les doses peuvent être modulées de plus ou moins 10 à 20 euros par hectare selon les variations de prix du blé.
En revanche, sur les parcelles infestées de ray-grass ou de vulpin, pas d’impasse sur les herbicides : l’économie de court terme se paie cash en stock semencier et en difficultés pour les cultures suivantes. La fertilisation représente environ 15 % des charges. Et là encore, mieux vaut ne pas se tromper de curseur.
Sur le phosphore, les impasses peuvent coûter cher : jusqu’à 15 quintaux par hectare de pertes sur les sols pauvres. Sur l’azote, une sous-fertilisation de 80 unités par rapport à l’optimum peut faire perdre 11 quintaux par hectare et jusqu’à un point de protéines, avec un risque de déclassement commercial.
Mieux choisir sa variété pour adapter ses charges de blé tendre
Autre levier souvent négligé : le choix variétal. Une variété productive et tolérante permet à la fois de sécuriser le rendement, de réduire certains traitements, et de mieux valoriser l’azote apporté.
Un coefficient qualité plus bas peut ainsi faire économiser jusqu’à 40 kilos d’azote par hectare, sans perte de rendement.
Contrôler ses charges de mécanisation, un point majeur
Mais le poste le plus lourd, ce n’est pas les intrants. Ce sont les charges de mécanisation et de main-d’œuvre : entre 40 et 50 % des charges totales, soit près de 950 euros par hectare en moyenne. Pour les réduire, il faut voir sur le long terme : mieux valoriser son parc matériel, partager les investissements en CUMA ou en copropriété, simplifier le travail du sol, ou encore déléguer à une entreprise de travaux agricoles.
Le message est clair : les économies les plus rentables ne sont pas toujours là où on les cherche. Mieux vaut concentrer ses investissements sur ce qui crée vraiment de la valeur et surtout, maîtriser ses charges de mécanisation.
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