Dans le Loiret, deux tracteurs à l’origine d’un développement spectaculaire

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Dans le Loiret, deux tracteurs à l’origine d’un développement spectaculaire

La cuma a renouvelé ses deux tracteurs par des Massey Fergusson 8S 205. (©K.Gallien)

Qui ne connaît pas la cuma du Petit Orléanais dans le Loiret ? C’est bel et bien la question qu’on peut se poser en 2025 tant cette cuma s’est développée en l’espace de 6 ans. Pourtant, le pari n’était pas gagné. Retour sur cette belle histoire qui continue de s’écrire.

L’arrivée de deux tracteurs a complètement modifié la structure d’une petite cuma. en  Située dans le centre du département du Loiret, en bordure de forêt d’Orléans, la cuma du Petit Orléanais est composée de 27 agriculteurs, dont  la plupart sont en polyculture élevage. Dans un secteur où les exploitations sont de taille modeste, les mots entraide et solidarité ne sont pas galvaudés.

Malgré cela, le groupe n’échappe pas au mouvement générationnel. Les visages évoluent et avec eux, les projets. L’arrivée d’un jeune président, Romain Fontaine, a impulsé une nouvelle dynamique. « Nous avons tout de suite senti que la cuma devait évoluer. Avec quelques adhérents, nous avons fait le choix d’ouvrir notre groupe et de ne pas rester fermés. Nous avions le pressentiment qu’il serait peut-être plus aisé d’aller plus loin dans le partage en allant chercher des personnes avec les mêmes envies », explique-t-il.

« C’est fou. Nous savions que l’arrivée des tracteurs allait un peu chambouler le visage de la cuma. Mais à ce point ? C’est assez bluffant ». C’est par ces mots que Stéphane Gaume, administrateur, décrit les changements.

Les tracteurs : facteur explosif de développement de la cuma

En 2020, le groupe s’était lancé dans l’aventure de la traction partagée avec l’achat de deux tracteurs de 200 ch : un New Holland T7 230 et un Fendt 720 Vario. « À la base, ces tracteurs devaient servir à quelques-uns. Mais aujourd’hui, la moitié de nos adhérents les utilisent. Que ce soit de manière ponctuelle avec un outil ou plus intensément comme c’est mon cas sur ma ferme », souligne Romain Fontaine.

Un raz-de-marée de projets en découle : une charrue 6 corps ; deux combinés de fauche de 6 mètres ; une roto étrille ; un distributeur d’engrais, une seconde presse ; un andaineur 2 toupies ; un second faneur ; un second épandeur de fumier ; un troisième plateau à paille, etc. En quelques années, la cuma est passée de 35 000 € de chiffres d’affaires à 122 000 € en 2024.« Et maintenant ? » On pourrait se dire qu’après tout ça, les adhérents seraient au bout de leurs idées. Hé bien non ! La campagne 2026 s’annonce riche avec l’arrivée d’un chargeur télescopique, d’un faneur, d’un déchaumeur à dents et en plus un projet pulvérisateur.

La cuma a également fait le choix de renouveler ses deux tracteurs par des Massey Fergusson 8S 205 avec un engagement total de 1 200 heures par an. En parallèle, le groupe réfléchit au bâtiment afin de stocker les matériels. « Il y a encore dix ans, nous aurions dit que le hangar de cuma, ce n’était pas pour nous. Désormais, on se dit : Pourquoi pas ? ». Affaire à suivre…

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