Statistiques des achats de tracteurs en cuma en Pays-de-la-Loire

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Statistiques des achats de tracteurs en cuma en Pays-de-la-Loire

Comme ici à la cuma L’Entridée de Sigournais (85), sept tracteurs de Camacuma démarrent en location d’usage ans les cuma des Pays de la Loire en 2025 (©UCPDL).

Soit dans le cas d’un renouvellement, soit à la faveur d’une création d’activité, 82 tracteurs neufs sont arrivés en 2025 au sein des cuma Pays de la Loire. Analyse des évolutions des tarifs et des puissances.

La puissance moyenne des nouveaux tracteurs continue de progresser. À 191 ch, la moyenne 2025 est en effet supérieure de 4 ch à celle de 2024. En termes de prix ramené au cheval, toutes puissances confondues, la hausse moyenne de 10 € représente une progression de 1 %. L’inflation est donc inférieure aux 5 % des dernières années et du bond très exceptionnel de + 23 % entre 2022 et 2023. Retour sur le prix d’un tracteur neuf en cuma.

Le prix moyen du tracteur neuf a quasiment doublé en sept ans

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Tarifs d’achat des tracteurs neufs en €/ch (© Cuma Pays de la Loire).

La nette diminution (recul de l’ordre de 18.5 % selon l’Axema) du nombre d’immatriculations de tracteurs déjà très amorcée sur 2024 et qui s’aggrave sur 2025, est certainement une explication de cette baisse des tarifs. Mais attention, cette tendance ne concerne pas tous les engins.

En effet, le nombre de tracteurs entre 180 et 249 ch achetés par les cuma a bondi de + 50 % par rapport à 2025. Et sur cette gamme de puissances la plus demandée sur le marché, les tarifs ont continué de progresser : + 4.9 %. Les affaires sont les affaires, c’est donc vendu plus cher. Préconisation donc, en particulier pour les groupes qui visent ces puissances : n’hésitez à comparer.

Plus faible évolution des prix de vente en 2025

Ainsi, en sept ans (entre 2018 et 2025), le prix d’achat moyen par cheval a bondi de + 55 % sur cette gamme des 180 à 249 ch. À l’inverse, les engins de 110 à 149 ch sont de moins en moins prisés par les cuma, avec seulement 6 unités commercialisées en 2025. Le repère moyen du prix pour cette gamme a tout de même grimpé de + 34 % en sept ans.

Toutes puissances confondues, la progression du tarif des ventes des tracteurs aux cuma (en €/ch) a atteint + 49 % sur cette même période. C’est donc une très forte progression en comparaison avec celle des prix de ventes des produits agricoles. Certes, de meilleurs prix de ventes ces dernières années sur la viande et le lait, mais loin d’être à de tels niveaux et ajouter à cela, le prix des céréales en berne, la stratégie d’invertir dans la mécanisation collective relève du bon sens. Avec, cerise sur le gâteau, un crédit d’impôt de 7,5 % sur sa facture cuma.

Des évolutions de prix poussent l’évolution des stratégies

À analyser avec prudence, une tendance au développement de la location point. Seize nouveaux cas sont recensés sur 2025 (dont presque la moitié via la centrale Camacuma), contre un seul en 2024. Nous sommes probablement face à l’adaptation des groupes vis-à-vis de la forte hausse du prix des tracteurs.

Nouvelle stratégie d’investissement largement mise en avant par Camacuma, la notion de coût d’usage demande de s’affranchir de la marque. Nous n’en sommes probablement qu’au début. Ceci dit, peu importe, le principe même de la cuma est bien de proposer des services aux tarifs les plus justes, peu importe qu’elle soit propriétaire ou non.

Du moment que l’engin correspond au cahier des charges décidé par les utilisateurs, sa couleur n’a finalement que peu d’importance.

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Le prix moyen du tracteur neuf toutes catégories confondu à bondi de quasiment 50 % en sept ans (© Cuma Pays de la Loire).

Intérêt de la traction partagée

Les engins traînés sont plus larges, (groupe de fauche 9 m, déchaumeurs, combiné de semis…), plus lourds, (bennes 18 tonnes, tonnes à lisiers avec enfouisseurs…). Attention à bien veiller, pour les cuma qui ne proposent pas la traction, de mettre à disposition en parallèle des engins traînés ou portés plus modestes pour les adhérents qui disposent des puissances plus réduites afin d’éviter de les contraindre à investir en propre dans des puissances supérieures. C’est malheureusement parfois constaté sur le terrain.

Dommage de permettre la maîtrise des coûts sur les matériels traînés et d’obliger de passer par une traction surpuissante, onéreuse, en propre et souvent pour peu d’heures de traction. La solution, et certains groupes le proposent : le service traction comprise.

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