Le jeune chauffeur l’avoue, la prise en main du pressage en big baler avec la presse Fendt 1290 Procut s’avère compliquée. « Je n’avais jamais fait ça. Mais après quelques journées, maintenant, c’est bon ! Il faut faire attention aux réglages de la pression, aux noueurs… Et aussi au niveau du broyeur. Il y a des cotes à respecter ! », liste ainsi Adrien Fréhel.
La cuma lance un service avec sa presse Fendt 1290 Procut et un hacheur sous flèche Müthing
Car la principale particularité de la presse Fendt 1290 Procut qui sillonne les alentours de Berric (56) est qu’elle porte un broyeur sous flèche Müthing. En plus d’un rotor de coupe en aval du ramasseur, ce dispositif permet un hachage de la paille ou du foin, « jusqu’à 2 ou 3 cm », explique l’opérateur.
Le service pour les aviculteurs et les éleveurs de bovins répond à une demande. « Nous n’avions pas l’activité. Les cuma autour non plus. Plusieurs adhérents travaillaient avec un entrepreneur qui l’a arrêtée. On s’est dit que c’était le moment d’essayer », se complètent Willy Danilo (salarié en charge des plannings) et Yves Caro (président de la cuma la Berricoise).

L’ensemble produit des balles de 120 cm par 90 cm et jusqu’à 240 cm en longueur. « Elles font 500 kg, voire un peu plus quand c’est broyé », évalue Adrien Fréhel (©Entraid).
La presse Fendt 1290 Procut en vidéo
Jusqu’à 600 balles dans la journée
Dans son champ de paille bio ce jour-là, Adrien Fréhel n’active ni le broyeur ni le rotocut. « Là, j’en suis à 55 bottes par heure. En revanche, quand l’adhérent demande de la paille broyée, il faut réduire la vitesse. Donc on divise le débit quasiment par deux. »

Adrien Fréhel, chauffeur à la cuma la Berricoise (©Entraid).
Activité en période d’essai
Après une mise en route dans les foins, la presse Fendt s’attaque à la paille. 5 000 bottes, ce serait l’objectif à dépasser pour que la cuma la Berricoise envisage de pérenniser son innovation. Car pour cette première campagne, elle a préféré louer son matériel. « Nous verrons ce que ça donne. Éventuellement nous investirons l’an prochain », résume son président.
Des bras et un tracteur
La presse cubique serait un moyen de compléter le planning du tracteur de 300 ch de la cuma, un Fendt 930. Précieux aux épandages de lisier et digestat, ce dernier est déjà relativement bien occupé.
« Il fait aussi du transport et des tas aux ensilages », pour un volume d’activité annuel avoisinant le millier d’heures, selon le chauffeur qui précise : « Mais l’été, il n’est pas du tout à bloc ! »

La presse cubique Fendt avec broyeur voyage toujours accompagnée d’une réserve d’eau (©Entraid).
Avec une équipe de trois chauffeurs permanents et un apprenti, la cuma morbihannaise disposait aussi d’une souplesse au niveau de la main d’œuvre.
Adrien Fréhel confirme : « La cuma a une moissonneuse, donc pour nous, l’activité à cette saison était relativement calme. »
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