Benjamin David : « On passe les 50 ha dans la journée »

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Benjamin David : « On passe les 50 ha dans la journée »

Benjamin David (à g.) et Antonin Vignard font partie de l’équipe salariée de la cuma de Blain (©Entraid).

Depuis trois ans, la cuma de Blain fauche avec un ensemble conditionneur et groupeur Claas Disco de 9 m. Pour l’organisation des récoltes autant que pour la qualité du travail, « le tapis a attiré des adhérents », assure Benjamin David, chauffeur mécanicien de la coopérative.

Grâce aux tapis l’activité s’envolant, un renouvellement du matériel se prépare. En 2024, la cuma de Blain (44) mettait en action un groupe de fauche de 9 m avec conditionneur et groupeur. Il a encore fort à faire cette année. « Nous avons beaucoup d’herbe, et de qualité », souligne en effet Benjamin David, un des chauffeurs mécaniciens de la coopérative. Néanmoins, après l’hiver marqué par l’humidité, les sols se sont bien ressuyés. « Jusque là, les conditions sont très bonnes. Nous sommes plutôt en avance. » Retour sur le groupe de fauche avec groupeur d’andains.

Le groupe de fauche et d’andains en vidéo

Une bonne (dernière ?) campagne d’herbe 2026

L’opérateur compare notamment avec le printemps 2024 : « Nous avions commencé avec le groupe de fauche dans une herbe très humide, donc lourde. Nous avions un peu peur pour le matériel mais ça était déjà bien passé. » Le débit moyen sur la saison avait même atteint 5,90 ha/h. Le chauffeur en conclut : « Malgré les 220 ch du tracteur qui pourraient sembler juste, ça fonctionne très bien. Lorsqu’il y a beaucoup d’herbe et que le conditionneur est au maximum, il faut parfois réduire la vitesse à 8 km/h. Mais les 50 ha passent largement dans la journée. »

Toutefois, l’utilisateur pointe la question du gabarit. Le tracteur pèse 8,3 t, pour un outil porté de 3 t. « Sur la route, il faut être prudent. » Le président, Valentin Peignet complète : « Nous serions mieux avec un tracteur plus lourd d’environ une tonne. »

Récolte d'herbe 2026

« Cette année, on a plutôt beaucoup d’herbe et de bonne qualité. Et après l’hiver pluvieux, ça s’est bien ressuyé. Les chantiers sont globalement en avance », indique Benjamin David (©Entraid).

Groupe de fauche avec groupeur d’andains : lancement prudent

Pionnière de la fauche grande largeur, la cuma de Blain repris le module frontal Disco 3200 FC de son précédent groupe, lui ajoutant un Disco 9100 C Autoswather de 2012. Le mécanicien précise : « On a commencé par faire un bon entretien car l’objectif était de préserver le matériel. »

Auparavant la cuma coupait entre 500 et 550 ha/an d’herbe avec son groupe de 6 m. Le président indique que ce volume correspond à l’engagement qui a été nécessaire, pour lancer l’évolution vers la fauche en 9 m, « tout en restant à un tarif prévisionnel équivalent, de l’ordre de 50 €/ha. »

Ensemble de fauche Claas Disco et Massey Ferguson 7s210

La cuma de Blain affecte son Massey Ferguson 7s210 à la faucheuse conditionneuse 9 m. Ce tracteur aussi le pressage (big baler) et le broyage de céréales (©Entraid).

Rassemblement des andains sur 3 m de largeur

En réalité la prestation de fauche réalise plutôt 1 000 ha/an. En pendant d’un besoin d’entretien important, ce volume annuel prouve que l’outil répond à une demande actuelle des éleveurs. « Nous activons le groupeur sur 40 % des chantiers », évalue Benjamin David.

À l’ensilage l’ensemble Claas Disco est complémentaire du pickup de 3,10 m de l’automotrice. Le conducteur indique en outre d’autres paramètres favorables au bon séchage des ensilages : « Lorsque nous groupons, nous essayons de plutôt faucher l’après-midi. Et il faut bien serrer le conditionneur à fond. »

Grâce au regroupement dès la fauche, les adhérents s’évitent une intervention spécifique.

Cette préparation améliore le débit de chantier. « L’ensileuse est mieux alimentée », insiste Benjamin David. « Et il y a une différence sur les pièces d’usure. » À tel point que la cuma applique un tarif d’ensileuse minoré aux adhérents qui groupent à la fauche. « On met moins de cailloux, de terre, etc. dans le fourrage. Les éleveurs laitiers les constatent aussi au niveau des butyriques. »

Le matériel de fauche de la cuma de Blain (44)

L’occasion a permis de lancer l’activité, avec un coût prévisionnel équivalent à celui du précédent matériel qui ne faisait pourtant que 6 m (©Entraid).

Efficacité et polyvalence

Sur le chantier ce jour-là, prévoyait un fanage et un andainage avant d’enrubanner sa récolte. Le groupe de fauche travaille donc tapis escamotés. Dans sa saison, il coupe de l’herbe, des dérobées, du méteil aussi bien que de la luzerne pour une quinzaine d’exploitations. C’est aussi à l’automne sur des récoltes d’enrubannage que les tapis groupeurs rencontrent leur petit succès.

Benjamin David explique, sur des petites coupes, « on fauche en début de journée et le combiné suit pour presser en fin de journée. » Maintenant que le service est installé et a participé au dynamisme d’autres activités, la cuma envisage le renouvellement par un ensemble neuf, ou tout du moins plus récent.

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