La campagne d’ensilage 2024 en Vendée restera gravée dans les mémoires agricoles comme l’une des plus difficiles. en raison. En raison, notamment, de conditions météorologiques particulièrement défavorables. Le vent et la pluie ont en effet grandement compliqué l’accès aux parcelles. Cela aussi bien pour les ensileuses que pour les tracteurs et les remorques. C’est donc dans ce contexte que la cuma la Formule 2000, à Saint-Paul-Mont-Penit, commence la campagne avec ses six remorques (voir graphique) et l’ensileuse de l’entreprise locale. Malgré le retrait des réhausses et la limitation des chargements, les tracteurs s’enlisent et les chantiers patinent.
Ensilage 2024 en Vendée : les deux cuma ont pu terminer
Sur une commune limitrophe, la cuma la Joyeuse se confronte aux mêmes problématiques. Alors ses responsables prennent contact avec Cyril Baty, le président de la cuma la Formule 2000. Ils veulent savoir s’il est possible d’échanger les remorques qui arrivent à passer dans ces conditions.
Un adhérent en commun
Sébastien Rabiller, du Gaec La Belle Epine et membre historique de la cuma la Joyeuse fait déjà partie depuis un an de la Formule 2000. C’est la création d’une activité télescopique avec un matériel loué à Camacuma qui détermine son adhésion à cette cuma. Grâce à ce lien d’un adhérent commun, le contact est rapide et efficace.
Finalement, les deux coopératives du nord-ouest vendéen mettent en commun leurs plus petites remorques. Trois agriculteurs peuvent ainsi réaliser leur récolte malgré les conditions exceptionnelles. Bien au-delà de l’aspect matériel, cet échange a été le terreau d’une belle solidarité locale.
Exploitants, éleveurs ou non, ont en effet spontanément proposé leur aide et donné de leur temps. Ce qui illustre une vraie volonté de soutien mutuel dans des moments de crise.
À conditions exceptionnelles, solidarité extrême pour l’ensilage 2024 en Vendée
L’histoire se prolonge à la saison des réunions de calcul des prix de revient et des tarifs, confortant l’état d’esprit des agriculteurs empreint de solidarité. Les adhérents de la cuma la Joyeuse décident en effet, à l’unanimité, de ne pas facturer les moyens mis au service du groupe voisin. Ni le temps, ni les outils.
Une démarche équivalente a été adoptée dans l’autre sens, sans même avoir à vérifier si les comptes s’équilibrent. C’est donc un véritable acte de confiance que Sébastien et Cyril prennent le temps d’expliquer lors de l’assemblée générale de la cuma La Formule 2000.
« Tout le monde a été à l’écoute, on s’est organisé, sans friction. », indique le président. Sans oublier de remercier chaleureusement les adhérents pour leur solidarité, il résume : « C’est dans les années compliquées que l’on mesure la solidarité et l’entraide qui sont l’essence des cuma. »
Une dynamique pour de nouveaux projets communs
À la question de savoir si cette entraide a débouché sur des projets communs, la réponse est oui. Des adhérents des deux groupes ont pu compter sur les disques déchaumeurs les plus adaptés à la restauration des parcelles marquées par ces rudes récoltes 2024. Cyril Baty indique de plus la volonté de la coopérative qu’il préside d’informer les voisins des prochains renouvellements. « Pour savoir s’ils sont intéressés », glisse-t-il.
L’objectif est de se préparer, ensemble, à faire face à l’augmentation des coûts. Tout en continuant à cultiver cette solidarité qui reste plus que jamais essentielle dans le monde agricole.
Le graphique résume l’augmentation de la capacité des remorques que les deux cuma ont mis en service en fil des ans. Alors qu’elle achetait des 12 t avant l’an 2000, les deux remorques les plus récentes sont des 18 t à la cuma Formule 2000, une capacité que l’on retrouve aussi désormais à la cuma la Joyeuse.
Capacités des remorques achetées par les cuma (en t)

Au fil du temps la capacité des nouvelles remorques augmentent dans les deux cuma (Source : UCPDL).
Tout en respectant les capacités de traction disponibles dans le groupe et chez les adhérents, les cuma cherchent concilier plusieurs objectifs. Il faut répondre à la moindre disponibilité de main-d’œuvre dans les exploitations, tout en s’adaptant à la croissance des débits de chantier d’ensilage.
De plus, des remorques de plus grande capacité facilitent l’optimisation des déplacements. L’année 2024 ne changera cette logique, néanmoins les responsables des deux cuma indiquent leur souhait de faire vieillir au mieux leurs petites remorques.
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