Le prix de revient moyen des charrues de 4 à 6 corps est de 31 €/ha. Ceci à raison d’une surface labourée moyenne de 174 ha. Ce coût d’utilisation est vraisemblablement alourdi par des charrues travaillant moins de 150 ha/an. En effet, il en coûte 32,70 €/ha entre 90 et 149 ha/an, et même 46,80 €/ha pour une surface inférieure à 90 ha/an. Ce dernier cas concerne 25 % des charrues de l’effectif de 729 outils analysé par le Service AgroDev de la fncuma.
Hausse des prix d’achat des charrues
Dans le détail, les charrues 4 corps coûtent 38,90 €/ha. Un tarif plus élevé que la moyenne, dû à une surface retournée de 102 ha/an. Les charrues 5 corps coûtent 27,50 €/ha, pour 196 ha/an. Les charrues 6 corps, qui remuent 242 ha/an, affichent un prix de revient moyen de 25,70 €/ha. Elles prennent de plein fer l’inflation des prix du neuf.
Selon les données de la fncuma, les modèles à 4, 5 et 6 corps ont subi des hausses de 4, 16 et 28 % depuis 2 ans. Les cuma compensent une partie de cette augmentation en allongeant la durée moyenne d’amortissement (+0.5 an en moyenne). Le reste entraîne une hausse d’environ 3 €/ha de la tarification aux adhérents, à surface travaillée équivalente.
La charrue génère surtout des frais d’amortissement
Les frais d’amortissement occupent la plus importante part des charges de détention des charrues de 4 à 6 corps (60 %). La durée d’amortissement se situe entre 10 et 10,5 ans, pour des machines qui ont entre 4 et 4,5 ans.
L’entretien suit, avec 31 % des coûts. Au cours de la vie d’une charrue, les frais d’entretien sont contenus les deux premières années. Ensuite, ils augmentent de 30 à 40 % en année 3, et se stabilisent.
Un raisonnement purement comptable inciterait à utiliser les charrues sur un maximum de surface pour diminuer leurs prix de revient. Mais dans certains cas, des considérations agronomiques et économiques poussent à réduire les surfaces labourées.
Dimensionner l’achat selon les besoins
Lorsque chercher des hectares supplémentaires à labourer n’est pas à l’ordre du jour, il est recommandé d’évaluer les besoins réels en matière de labour. Si la puissance disponible chez les adhérents de la cuma reste la même, il sera souvent plus intéressant de garder une charrue de taille équivalente. L’outil pris seul coûtera plus cher, mais le débit de chantier plus élevé permet un coût de chantier global plus intéressant qu’un outil plus petit.
En revanche, s’il est possible d’exploiter pleinement des tracteurs de la cuma avec une charrue plus petite, une économie potentielle existe. Par exemple, une charrue six corps portée ne travaillant plus que 150 ha/an coûtera près de 29,30 €/ha, soit 3,60 € de plus que le prix de revient moyen de cette catégorie.
Autre solution pour ne pas payer trop cher une charrue travaillant de manière ponctuelle, l’achat d’occasion.
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