Le choix réussi d’un tracteur partagé à la cuma des Sources en Seine-Maritime

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Le choix réussi d’un tracteur partagé à la cuma des Sources en Seine-Maritime

Le Fendt 924 de l’adhérent réalise une grande partie de ses 700 h annuelles pour le compte de la cuma des Sources (©FCSN).

Proposer aux adhérents des matériels de grande capacité, c’est bien. Encore faut-il qu’ils disposent de la puissance de traction adaptée. La cuma des Sources a trouvé un fonctionnement qui lui permet d’oser ce type d’investissements.

Un tracteur de forte puissance devenait nécessaire à la cuma des Sources, en Seine-Maritime. Tout commence par le projet d’un groupe qui espérait se doter d’une tonne d’épandage supplémentaire. La cuma visait alors une 21 000 l avec enfouisseur. Le président Sébastien Bachelot revient sur une équation qui se posait ainsi en 2020. « Certains adhérents n’étaient pas équipés pour tirer une telle tonne. » À la même époque, son gaec se posait la question de changer un tracteur de forte puissance. C’est donc naturellement que le gaec Bachelot a proposé de renouveler son tracteur et qu’il puisse servir à la cuma pour sa nouvelle tonne. Ce fut l’élément déclencheur qui valida l’arrivée à la coopérative de Buchy d’une Pichon 21 m2 avec son enfouisseur à disques. Retour sur la traction en cuma et la location comme solution.

Le Fendt 924 passe 10 mois sur 12 avec la tonne à lisier

Via sa société en nom collectif (SNC) dédiée au matériel, l’exploitation s’est dotée d’un Fendt 924 (250 ch) de 2012 et 4 000 h. « Il sert principalement pour la traction de la tonne à lisier, environ 80 % de l’année », glisse Sébastien Bachelot. À la saison, la cuma dédie le 250 ch à sa presse à balles carrées. Si elle a fait le choix de ne pas augmenter le volume d’activité, son président constate le gain d’efficacité ! « Avec le tracteur qui reste attelé, nous avons plus de souplesse pour ces chantiers. »

La cuma constate une activité assez régulière du tracteur qui fonctionne environ 700 h/an. Ce sont principalement trois adhérents qui bénéficient de cette location de tracteur, pour un tarif de 25 €/h. Ce système n’est pas pénalisant pour le gaec. D’une part parce qu’il fait partie des principaux utilisateurs de la tonne à lisier et de la presse à balles carrées. D’autre part parce qu’il possède d’autres tracteurs qui restent disponibles sur l’exploitation.

Chaque adhérent conduit lui-même le tracteur et doit fournir le carburant en le retournant « avec le plein à chaque fois. » Précisons que la cuma très orientée sur les activités d’élevage n’emploie pas de salarié. Le président relève quelques atouts du tracteur dans ce contexte : l’équipement Isobus, qui permet de l’atteler facilement sur les matériels. « Grâce à la boîte à variation continue, la prise en main par les différents conducteurs est facile. » La SNC a souscrit une assurance spécifique pour pouvoir mettre en location son tracteur l’esprit tranquille.

Un système d’équipement pour la traction en cuma encore satisfaisant

Alors que le compteur du Fendt 924 a dépassé les 8 000 h, la question de son renouvellement commence à se poser. L’idée serait de reconduire une puissance équivalente, toujours avec un matériel d’occasion. Ce serait néanmoins une opportunité d’améliorer les équipements. Surtout pour les utilisateurs qui n’ont pas l’habitude de mener des matériels de cette capacité, un système de guidage aurait l’intérêt par exemple de limiter les recroisements de l’enfouisseur.

Mais pour l’heure, la cuma occupée notamment par un projet de location de bâtiment, n’envisage pas d’acheter elle-même un tracteur, car ce système satisfait tout le monde et cela lui permet de s’affranchir de la complexité d’engager les adhérents sur une nouvelle activité.

Éléments de contexte

En Seine-Maritime, peu de cuma sont équipées d’un tracteur. On en recense en effet une soixantaine, répartis dans une trentaine de coopératives. La traction en cuma implique un changement d’organisation des activités qui semble parfois compliqué à mettre en place. En effet, les exploitations sont souvent bien équipées (voire suréquipées) ou sollicitent des entrepreneurs pour les gros travaux. Pourtant, les groupes qui ont passé ce cap de l’achat d’un tracteur s’équipent souvent d’un deuxième, voire d’un troisième, pour répondre à la demande croissante de leurs adhérents.

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