Cela fait plus de 10 ans que le groupement d’achats agricole est actif pour les adhérents de la cuma de Sentous. Il s’appuie sur la SARL Senlilas créée en 2013 pour la location de la toiture du hangar de la cuma pour la production d’électricité photovoltaïque. « Le groupement d’achats est uniquement accessible aux adhérents de la cuma » prévient son président Michel Lagleyze. Un autre détail qui a son importance « est qu’aucun des participants ne doit avoir d’impayés chez les fournisseurs sollicités. C’est important pour le bon fonctionnement des négociations. »
Un gain jusqu’à 100 € / ha sur les intrants avec le groupement d’achats agricole

Des gains de 5 à 10 centimes par litre pour des achats groupés de GNR (©Entraid)
Lors de la première réunion, chacun amène son assolement. « Sur un tableau, on écrit le nombre d’hectares de maïs, de soja, d’orge… On se met d’accord sur les types de semences pour chaque culture. Ensuite les responsables du groupement font les démarches auprès des fournisseurs en demandant un prix » indique le président. Chaque fournisseur envoie une réponse. On affiche l’ensemble des réponses sur un tableau mais de façon anonyme. « Les fournisseurs sont désignés par un numéro. Cela permet de tenir compte du prix et non pas des préférences ou affinités de chacun. » Les adhérents utilisent la même méthode pour les phytos ou les engrais.
Pour le GNR, chaque adhérent reçoit régulièrement un SMS pour connaitre ses besoins. En retour, chacun donne le volume dont il a besoin. Plusieurs fournisseurs sont contactés. Ensuite, le fournisseur choisi livre les adhérents. Ces derniers payent le fournisseur suivant leur commande, comme pour les semences, engrais ou phytos.
Pour le GNR, le gain tourne généralement entre 5 et 10 centimes par litre. « Cela dépend des périodes, du contexte et des volumes. Avec les semences, phytos, engrais et GNR, nous estimons gagner entre 80 et 100 € / ha ce qui n’est pas anodin. » conclut Michel Lagleyze.
Une méthode similaire pour les ventes
Les adhérents qui le souhaitent peuvent utiliser la même méthode pour la vente de certaines productions. « Par exemple, pour le maïs, nous connaissons la surface totale des adhérents lors de la réunion groupement d’achats pour les semences. Nous pouvons alors commencer à négocier la vente de la récolte sur un volume d’environ 3000 tonnes » souligne le président.
« Au final, cela nous permet de gagner environ 20 € / t comme cette année, c’est un bel avantage même si cela demande du travail « conclut le président.
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